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Dans “Further Investigation” du PPDA, le maudit témoignage de Matilde, qui a porté plainte pour viol

VIOLENCE SEXUELLE – Et encore une chose. C’est le témoignage glaçant que livre le Complément d’Enquête à travers le documentaire “PPDA, la Chute des Intouchables” ce jeudi 28 avril, à 14 heures sur France 2. Pendant près d’une heure, le magazine a décrypté la toute-puissance de Patrick Poiré d’Arvor dans TF1, accusé de viols et d’agressions sexuelles, et a présenté de nouvelles preuves. Dont, anonymement, Mathilde.

Elle est au coeur de la plainte pour “viol” déposée mercredi 27 avril au commissariat du 20e arrondissement de Paris contre l’ancienne star du JT de TF1. La plainte porte sur des faits qui se seraient déroulés dans le bureau de Patrick Poever d’Arvor en 1995, alors que Matild, 24 ans, diplômée d’une école de journalisme, travaillait pour la chaîne de télévision. télévision.

“C’est ma première conférence éditoriale de TF1. Et puis Patrick Poir d’Arvor entre dans la salle de conférence et me remarque aussitôt. Son regard s’arrêta aussitôt sur le mien. Il me surveille et me surveille pendant la conférence d’une demi-heure », a-t-elle commencé.

“Mon corps était là, mais je n’étais plus là”

Invitée par l’ancien chef de son cabinet quelques semaines plus tard, Matilde a expliqué au “Supplément à l’enquête” qu’il “s’est rendu à cette rencontre en toute confiance”. Mais celle-ci prend rapidement une autre tournure. « Au début, la conversation était tout à fait normale, à ma demande dans TF1, comment j’envisage de développer […]. Et soudain, une seconde plus tard, il me demande si j’ai un petit ami, si j’ai un amant. J’avais froid, j’ai dit non, explique-t-elle.

Le PPDA se lève alors et fait le tour de son bureau pour la rejoindre. “Il vient s’asseoir à côté de moi, pose ses mains sur mes épaules et m’embrasse. Il m’a bercé avec ses mains sur le tapis”, décrit Matild. Avant de poursuivre : “Mon corps était là, mais je n’étais plus là. Il a enlevé mon pantalon, a enlevé mon pantalon et m’a violée […]. Je n’avais plus de réflexes.”

“C’était impossible de parler. C’est une honte pour la vie. Je ne pense pas que je pourrais jamais me débarrasser de lui.”

– “Matild”, à “Enquête complémentaire”

“Ça a pris deux minutes, pas plus de deux minutes. Et deux minutes plus tard, il s’est habillé, je me suis habillée et il a dit : « Bonsoir, à demain », a-t-elle ajouté avec émotion. Mathilde est silencieuse sur cet événement. “C’était impossible de parler. C’est une honte pour la vie. Je ne pense pas que je pourrais jamais me débarrasser de lui”, a-t-elle déclaré au début de son témoignage.

“C’était tellement violent”

Mais son histoire ne s’arrête pas là. “Quelques jours après le journal […]il a marché dans le couloir, m’a dévisagé, n’a pas dit bonsoir, ne m’a pas dit un mot et s’est approché de moi […]. “Il a déboutonné son pantalon, m’a attrapée par les cheveux et a rapproché mon visage de ma jupe”, a-t-elle raconté au Complément d’Enquête.

“Et je me suis battu, puis je me suis battu comme un fou. Je ne me suis pas laissé arrêter là parce que j’ai compris. C’était si violent, il n’y avait pas de mot. Et puis, voyant que ce n’était pas possible, il s’est rhabillé, est parti, mais sans un mot. “Sans rien me dire,” continua-t-elle. Il lui était alors impossible de prévenir qui que ce soit dans TF1.

Mardi 26 avril, quelques jours avant la diffusion de cette enquête signée de Romain Verley, « Complément d’Enquête » apprend que le PPDA a porté plainte au civil pour « dénonciation diffamatoire » contre 16 femmes l’accusant de harcèlement sexuel ou harcèlement sexuel violence. “Nous ne mentons pas. Nous soutenons ce que nous disons. “Je suis entouré de femmes qui ont subi des choses extrêmement difficiles”, a déclaré ce matin le journaliste Cecil Delaryu sur France Info.

Dans un communiqué publié mercredi 27 avril, l’association #MeTooMédias, fondée par des femmes accusant le PPDA de violences sexuelles, rappelle qu’« à ce jour 26 femmes ont saisi les autorités et 16 plaintes ont été déposées contre Patrick Poever d’Arvor, dont sept pour “viol”. Aujourd’hui, deux enquêtes pour “viol” sont en cours contre l’ancien présentateur du JT de TF1. La plainte du PPDA contre l’écrivain Florence Porcell pour “dénonciation diffamatoire” a été rejetée.

Voir aussi Le HuffPost : “#MeTooPolitique : pourquoi la parole peine à se libérer”