France

Nouveau-né retrouvé en gare de Bergerac : ce que l’on sait

Le vendredi 29 avril, un concierge a appelé une ambulance pour retrouver le corps d’un nouveau-né sans vie. Une enquête est en cours depuis, menée par la police de Bergerac.

Le corps d’un garçon

Vers 14 heures ce jour-là, un couple qui voulait utiliser les toilettes pour handicapés s’indigne d’y voir du sang. Sans aller plus loin, ils informent le chef de gare qui s’y est rendu. De plus, regardant le sang, il n’a pas poursuivi son enquête, pensant à une éventuelle bataille. Il ferma les toilettes et demanda les services d’une entreprise de nettoyage.

A 15 heures, la gouvernante a été horrifiée lorsqu’elle a commencé son travail. Le cadavre d’un nouveau-né a été transporté dans la cuvette des toilettes, à moitié caché par du papier. Elle a immédiatement appelé le chef de gare, qui a fait signe au poste de police.

Un officier de police judiciaire, l’identité judiciaire et le substitut du procureur se sont rendus sur les lieux pour les premières constatations. Le type de sang, placenta et cordon ombilical coupé nécessite l’hypothèse d’une naissance sur place. Le corps sans vie appartenait à un garçon.

La gare de Bergerac n’est pas équipée d’un système de vidéosurveillance.

Grégoire Morise

Pas de caméras de surveillance

L’étude du quartier n’a donné aucune indication précise. Plus problématique : la gare SNCF de Bergerac n’est pas équipée d’un système de vidéosurveillance, aucune image caméra ne peut être utilisée. Dès lors, le parquet a étendu les investigations aux hôpitaux du territoire, en premier lieu à Bergerac, “pour savoir si une personne présentait des signes d’hémorragie importante”, confie le substitut du procureur Charles Charlois.

Pour l’instant, cette piste ne ferait rien. Il en est de même des institutions psychiatriques qui accueillent ou soignent des femmes qui ont déjà nié une grossesse.

Sans savoir si l’enfant était mort-né ou non, une enquête a été ouverte pour déterminer la cause du décès. Une autopsie du corps du défunt sera pratiquée mardi 3 mai à Bordeaux. “Cela permettra d’établir si l’enfant était vivant ou non à la naissance”, a expliqué le substitut du procureur. S’il était vivant, cela signifierait que sa mère l’a tué et que nous nous dirigeons vers un meurtre. S’il est mort-né, on pensera à une autre qualification comme une atteinte à l’intégrité physique du corps. »

L’identification médico-légale a fait le premier témoignage le vendredi 29 avril.

Grégoire Morise