France

Fortes tensions et enseignes dégradées lors d’une manifestation à Paris

De nombreux affrontements ont opposé les forces de l’ordre à de nombreux groupes mobiles de jeunes vêtus de noir en marge d’une manifestation du 1er mai au cours de laquelle des milliers de personnes sont descendues dans les rues de Paris dimanche après-midi. La première tension est survenue quelques minutes après le départ de la marche de la place de la République. Un groupe de manifestants très mobiles, vêtus de vêtements noirs, de gants et de masques, s’est détaché du cortège principal de la rue Oberkampf pour affronter la police.

Plus loin, dans les rues proches du boulevard Voltaire, des manifestants ont tenté d’ériger une barricade à l’aide de palissades. La vitrine de l’assureur a été détruite à coups de marteau. Sur ce même boulevard Voltaire, près de la place Léon-Bloom, des manifestants présents à la marche ont attaqué McDonald’s, dont la plupart des vitrines ont été détruites et étiquetées. Ils ont lancé des obus, y compris des fruits, sur les forces de sécurité. La police a tenté de les disperser avec des gaz lacrymogènes.

Selon un journaliste de l’AFP, une vingtaine d’enseignes, majoritairement McDonald’s, des assureurs, des agences immobilières ou des banques, ont été endommagées dans le cambriolage de la voiture. La manifestation a débuté peu après 14h30 de la place de la République à la place de la Nation, à la demande de l’intersyndicale CGT-Unsa-FSU-Solidaires, à laquelle se sont jointes les organisations étudiantes et lycéennes Unef, VL, MNL et FIDL, avec des demandes sur les salaires, les services publics, la protection sociale et la transition écologique. De nombreux responsables politiques de gauche, comme Jean-Luc Mélenchon (LFI) et Olivier Faure (PS), sont également présents dans la marche.