France

Vingt civils emmenés du site d’Azovstal à Marioupol pour évacuation

Vingt civils ont quitté samedi l’usine Azovstal de Marioupol, port assiégé par la Russie dans le sud-est de l’Ukraine, pour évacuer vers Zaporozhye, a indiqué le régiment Azov, qui défend le site.

• Lire aussi : L’aéroport d’Odessa a été frappé par un coup d’État russe

• Lire aussi : EN DIRECT | 66e jour des hostilités en Ukraine

• Lire aussi : TVA Nouvelles en Ukraine – Journal militaire

Les combattants du régiment ont continué à déblayer les décombres après de violents bombardements du site la veille et la nuit pour évacuer d’autres civils.

“Vingt civils, femmes et enfants (…) ont été transférés vers un lieu convenu et nous espérons être évacués vers Zaporijia, un territoire contrôlé par l’Ukraine”, a déclaré Sviatoslav Palamar, commandant adjoint du régiment Azov, dans une vidéo. dans le Télégramme.

Quelques heures plus tôt, l’agence de presse russe Tass avait rapporté qu’un groupe de 25 civils, dont six enfants, avait réussi à sortir d’Azovstal, une immense mine d’acier où des centaines de soldats et de civils ukrainiens étaient bloqués.

Aucune tentative d’évacuation d’Azovstal n’a été couronnée de succès jusqu’à présent.

“Toute la nuit, l’artillerie ennemie a tiré sur l’objet. Le cessez-le-feu, qui devait commencer à 6 heures du matin, n’a commencé qu’à 11 heures. Parce que les deux parties le respectent. Le convoi d’évacuation, que nous attendions à 06h00, n’est arrivé qu’à 18h25”, a précisé Svyatoslav Palamar.

“Le régiment Azov continue de déblayer les décombres pour faire sortir les civils. Nous espérons que ce processus se poursuivra et que nous pourrons évacuer tous les civils », a-t-il ajouté.

Selon lui, l’évacuation des blessés nécessitant des soins médicaux dans le territoire contrôlé par l’Ukraine n’est pas à l’ordre du jour.

Des centaines de soldats et de civils ukrainiens, dont des dizaines d’enfants, ont été bloqués, selon Kiev, sur le site d’Azovstal, les derniers combattants ukrainiens de la ville étant presque entièrement détruits et contrôlés par les forces russes après des semaines de siège.

La présidence ukrainienne avait annoncé la veille que l’évacuation des civils cachés dans l’usine d’Azovstal était “programmée” pour vendredi.

Une équipe de l’AFP a pu entendre de violents bombardements à Azovstal vendredi matin et jusqu’en milieu d’après-midi lors d’une conférence de presse à Marioupol organisée par l’armée russe.

En début d’après-midi, les explosions n’étaient qu’à quelques secondes, certaines semblant particulièrement puissantes.

Selon de nouvelles images satellites de Maxar Technologies, prises le 29 avril, presque tous les bâtiments d’Azovstal, la dernière forteresse ukrainienne de Marioupol, ont été détruits. On voit des trous dans les toits, des toits complètement effondrés et des bâtiments dont il ne reste que des ruines.

Le coordinateur de l’ONU en Ukraine, Osnat Lubrani, a annoncé jeudi qu’il partait pour le sud du pays pour se préparer à une tentative d’évacuation de Marioupol.

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, qui s’est rendu jeudi à Kiev, a assuré à son pays que l’organisation faisait “tout son possible” pour évacuer les civils coincés dans “l’apocalypse” de Marioupol, qui comptait un demi-million d’habitants avant l’invasion russe fin février. .