Le chef de l’un des gangs les plus puissants d’Haïti a été extradé vers les États-Unis mardi 3 mai, a fait savoir la Police Nationale d’Haïti, alors que l’autorité territoriale des gangs armés installait la capitale, Port-au-Prince, comme quartier général.
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A la tête du gang des 400 mawozo, Germin Jolie, surnommé “Ionion”, a été transporté par la police fédérale américaine (FBI) dans la ville de Washington, qui a émis une ordonnance internationale à son encontre plus tard ce mois-ci. Avril Détenu depuis plusieurs mois à la prison de Port-au-Prince, il est poursuivi par les États-Unis pour « importation d’armes militaires » et « enlèvement contre rançon de citoyens américains », selon un communiqué de la police haïtienne. Le gang qu’il continuait de diriger depuis sa cellule avait enlevé un groupe de 17 personnes l’automne dernier, composé de missionnaires nord-américains et de leurs proches, dont cinq enfants.
“400 mawozo”
Un diplomate dominicain a été enlevé par le même gang armé depuis vendredi et une rançon de 500 000 dollars a été exigée pour sa libération, selon les médias d’Haïti voisin. La zone, contrôlée depuis plusieurs années par les « 400 mawozo », est extrêmement stratégique car c’est le seul accès routier à la partie nord du pays, ainsi qu’entre la capitale d’Haïti et la République dominicaine.
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En 10 jours, des affrontements entre ce gang armé et un autre gang ont complètement paralysé cette banlieue nord de Port-au-Prince. Des centaines de familles ont été contraintes de fuir la zone, et au moins 20 civils ont été tués, selon un bilan très partiel des violences que la défense civile d’Haïti a pu établir jeudi dernier. Depuis juin 2021, les autorités ont perdu le contrôle du seul accès routier reliant Port-au-Prince à la moitié sud du pays, car à moins de deux kilomètres, la route nationale est entièrement sous le contrôle de gangs armés.
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