Elizabeth Bourne, lors de son premier voyage en tant que Premier ministre aux Mureaux (Evelyn), le 19 mai 2022 AGNES DHERBEYS / MYOP FOR THE “WORLD”
Elle pourrait faire « 20 heures » en s’adressant à tous les Français lors du journal télévisé. Ou alors il a tenu une conférence de presse pour dresser sa feuille de route pour le début du second mandat d’Emmanuel Macron. Mais elle a préféré jouer la sécurité. Trois jours après sa nomination, Elizabeth Bourne a choisi d’effectuer son premier déplacement de première ministre aux Mureaux (Evelyn) le jeudi 19 mai, pour évoquer des sujets qui lui sont proches.
Insertion sociale, dispositifs d’aide à l’insertion sur le marché du travail, égalité des chances… Celui qui a succédé à Jean Castex à la tête du gouvernement a effectué son premier vol en terre familière, donnant l’impression qu’il était encore dans le costume du ministre du Travail. . Un poste qu’il a occupé pendant près de deux ans avant de s’installer à Matignon.
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Lors de cette visite dans un quartier populaire, Mme Bourne n’a pas duré longtemps, y restant moins de deux heures. Lors des échanges qu’il a réussi à tenir avec des représentants d’associations et des bénéficiaires des différents programmes d’aide, le fil rouge ne cessait de revenir : l’émancipation des jeunes femmes par le travail, avec le souci d’offrir à chacun une chance égale de s’en sortir. , quelle que soit leur origine.
“Je ne peux pas accepter qu’un jeune soit laissé sur la touche parce qu’il n’a pas la bonne adresse, les bons codes, les bons réseaux”, a-t-elle dit, louant le programme “un jeune, une décision” et le contrat emploi jeune. . Des dispositifs mis en place par l’Etat ces dernières années et qu’il pilotait lorsqu’il était au ministère du Travail.
“Il y a encore du travail à faire”
Insistant sur sa volonté de continuer à « aider » les jeunes, notamment les femmes, à trouver du travail, elle a donné la démarche à suivre pour les jeunes filles qui l’ont écoutée : « Il faut d’abord prendre confiance en soi, puis avoir des rêves. Et il est de notre responsabilité de vous accompagner pour vous aider à les atteindre », a-t-elle poursuivi.
Mme Bourne a rappelé que cela reflétait son propre parcours, qu’elle a qualifié de “difficile”. Elle perd son père à l’âge de 11 ans, alors boursière, ce qui lui permet de faire de brillantes recherches, notamment en intégrant l’École polytechnique. La méritocratie sait donc. « Au final, je dois tout à la république et à notre pays, et c’est pourquoi cette chance que nous pouvons avoir dans notre pays de réaliser nos rêves me tient à cœur », a-t-elle insisté.
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