L’architecte du bâtiment et le chef des travaux ont été relaxés, ce qui a provoqué des soupirs et des larmes sur les bancs des parties civiles.
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Publié le 31.05.2022 10:01 Mis à jour le 31.05.2022 10:26
Temps de lecture : 1 mn.
Trois prévenus ont été condamnés mardi 31 mai par le tribunal correctionnel d’Angers à des peines avec sursis pour l’effondrement d’un balcon, tuant quatre personnes en 2016 dans la ville. Il s’agit du chef de l’entreprise de BTP Patrick Bonel, condamné à trois ans de mise à l’épreuve et à près de 25 000 euros d’amende, au chef de chantier Jean-Marcel Moreau et au représentant du service d’inspection d’Apave André de Duvan, tous deux condamnés à 18 mois de mise à l’épreuve et une amende de 1 000 euros.
Deux autres prévenus, dont l’architecte en bâtiment Frédéric Roland et le contremaître Eric Moran, ont été libérés du tribunal, provoquant des soupirs et des larmes sur les bancs civils.
Dans la nuit du 15 au 16 octobre 2016, 18 étudiants d’une vingtaine d’années discutaient sur le balcon de la résidence Le Surcouf au centre d’Angers lorsque celle-ci tomba dans le vide. Parmi les débris, les pompiers ont retrouvé les corps de Lou, 18 ans, Antoine, 21 ans, Benjamin, 23 ans et Batiste, 25 ans. Quatorze autres victimes ont été hospitalisées.
Parmi les blessés, un ancien locataire de l’appartement écrivait dans son état des lieux des luminaires en février 2015 : « Le balcon est fissuré et très instable : danger ??? » Le balcon vibre, « quand on bouge un peu dessus », dit-il. expliqué au cours de l’enquête. Cependant, les enquêteurs ont nié toute responsabilité de la part des invités : les victimes, selon tous les témoignages, faisaient la fête dans le calme. Et le balcon devait pouvoir accueillir 35 personnes.
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