Il y a vingt ans, les prévisionnistes ne donnaient pas grand-chose à la Bretagne, dont le dépeuplement était jugé “alarmant”. Ils ont recommandé de le soutenir dans un autre domaine pour assurer sa survie. Maintenant, les chiffres pourraient leur prouver le contraire. La Centre-Bretagne n’a jamais été aussi moderne, à en juger par le nombre insolent de certificats d’urbanisme et de vente immobilière enregistrés en 2021 dans la communauté de communes de Kreitz Bryce (CCKB, 23 communes de la Côte-d’Armor).
“Avant, il y avait beaucoup de maisons vides ici, mais maintenant il y a beaucoup plus d’acheteurs que de maisons à vendre”, explique Gail Calicot, conseillère en immobilier chez Legget Immobilier, une agence internationale. Je ne fais jamais de publicité ni de vente de maisons pendant 24 heures. A Saint-Gilles-Pligeaux (Côtes-d’Armor) j’ai vendu plusieurs maisons, une à des Allemands, une à des Anglais, une à une Française du nord-est. Je vois aussi des gens de Paris. Je me souviens de Parisiens qui faisaient une offre de prix avant même de venir. »
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“Le parc des maisons vides a reçu une claque”
Rostrenen, à la frontière des Côtes-d’Armor et du Morbihan, n’a jamais enregistré autant de documents immobiliers qu’au cours des dix-huit derniers mois. A Lanrivain (441 habitants en 2019) ont vendu une vingtaine de maisons, qui sont vides depuis vingt ans. Trebrivan (748 habitants) affiche, selon son maire Fabrice Even, “un nombre record de maisons vendues et…
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