L’ambassadeur d’Afghanistan dans son bureau, avenue Raphaël à Paris (16e). Sébastien Sorano / Le Figaro
DOSSIER – Après la chute du gouvernement afghan, l’ambassadeur Humayun Azizi refuse tout lien avec le régime taliban. Avec une poignée d’agents, il assure une activité diplomatique, s’appuyant sur ses propres ressources.
Le silence règne à l’ambassade d’Afghanistan, dans le très chic 16e arrondissement de Paris. Aux fenêtres du manoir un peu délabré, les rideaux de tulle blanc bougent tranquillement comme des fantômes. “Avant le retour des talibans à Kaboul, nous étions vingt-cinq”, raconte Bakshir, l’assistant de l’ambassadeur, en nous souhaitant la bienvenue. Aujourd’hui, nous ne sommes plus que neuf, avec trois diplomates”.
C’était il y a un an. Le 15 août 2021, le président Ashraf Ghani, évincé par les talibans, s’enfuit aux Émirats arabes unis. Décrétés pour restaurer l’émirat islamique d’Afghanistan, les guerriers islamistes ont hissé à Kaboul le drapeau blanc arborant le hahaha noir, le credo de l’islam. Le lendemain à Paris, Son Excellence Mohammad Humayun Azizi réunit ses conseillers dans son vaste bureau Louis XVI. “Nous n’avons même pas hésité”, déclare la consule Maria Ahtari. “Fermer l’ambassade était hors de question.
Seuls trois diplomates
Depuis, le drapeau hissé devant la représentation…
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