Pour les touristes en visite au Québec, il est difficile d’obtenir des tests rapides, dont la vente n’est pas encore généralisée, alors que la saison estivale bat son plein et que la septième vague frappe la province.
“Les tests rapides font partie de l’arsenal dont nous disposons pour contrôler l’épidémie, donc plus il y a de tests disponibles, plus nous pouvons réduire la transmission. C’est un peu dommage que les tests ne soient pas plus facilement disponibles [pour les touristes] », déplore l’épidémiologiste Kevin L’Espérance.
Alors que des milliers de touristes affluent au Québec pour profiter de l’été en pleine septième vague, deux solutions s’offrent à ceux qui veulent se faire dépister : faire un test de dépistage privé payant ou acheter des boîtes de tests de dépistage rapides. , a expliqué par e-mail la porte-parole du ministère de la Santé et des Services sociaux, Marjorie LaRouche.
Mais il n’est pas si facile de trouver ceux qui ne sont pas les mêmes que ceux donnés par le gouvernement aux habitants du Québec.
Se faisant passer pour un touriste européen en visite dans la Belle Province, le représentant du journal a tenté d’obtenir des tests de dépistage rapide auprès des pharmaciens.
Pas de RAMQ
Sur une quinzaine de commerces, un seul, en Gaspésie, a indiqué vendre des boîtes qui coûtent environ 30 $ pour deux tests.
Parce qu’elles ne vendent pas de tests payants, certaines pharmacies ont quand même accepté de les donner à un représentant du Journal pour aider à contrôler les infections.
Photo de courtoisie
Benoît Morin, pharmacien
À Gaspé, Chicoutimi, Québec, Montréal ou Sherbrooke, plus de la moitié des professionnels contactés lui demandent seulement de présenter un passeport.
À Montréal, une pharmacienne, qui a demandé à rester anonyme, dit avoir de la difficulté à se procurer ces tests fabriqués spécifiquement pour la vente.
“On en avait début janvier, mais c’était un contexte différent et ça se vendait pas beaucoup. Et comme ça expire, les grossistes n’en ont plus beaucoup”, raconte celui qui n’en vend plus.
J’ai besoin d’un ami
Pour aider les touristes à s’identifier facilement, ce dernier suggère de venir accompagné d’un ami québécois.
“On fait tout pour aider les gens à se faire dépister”, lâche le pharmacien.
Car pour livrer des boîtes gratuitement, les pharmaciens doivent s’assurer que le client possède une carte de la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ) ou une adresse domiciliaire au Québec, rappelle Benoit Morin, président de l’Association des pharmaciens du Québec.
« Dans les autres vagues [les contaminations] étaient vraiment locaux. Là on est vraiment face à un nouveau phénomène où on a plus de touristes qui auront besoin [de tests] », explique M. Morin, qui assure qu’il encouragera ses adhérents à sécuriser des tests rapides payants.
Avez-vous des informations à partager avec nous sur cette histoire ?
Vous avez des informations susceptibles d’intéresser nos lecteurs ?
Écrivez-nous à ou appelez-nous directement au 1 800-63SCOOP.
Add Comment