France

Le pape François insiste sur l’aspect pénitentiel de son séjour au pays

“J’espère que, par la grâce de Dieu, mon pèlerinage pénitentiel pourra contribuer au chemin de réconciliation déjà entrepris.”

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C’est ce que le pape François a tweeté aux Canadiens dimanche avant de rentrer chez lui. « Je viens parmi vous pour rencontrer les indigènes. Veuillez vous joindre à moi dans la prière”, a-t-il également écrit.

Lors de son vol vers l’Alberta, le Saint-Père a pris sa canne pour rejoindre les journalistes dans l’avion. Il a de nouveau insisté sur l’aspect pénitentiel de son voyage, principalement dédié aux peuples autochtones ancestraux, qui représentent aujourd’hui 5 % de la population canadienne et qui forment trois groupes : les Premières Nations, les Métis et les Inuits.

Né en 1936 à Buenos Aires, en Argentine, sous le nom de Jorge Mario Bergoglio, le pape François vient d’entreprendre son 37e voyage international depuis son élection en 2013.

Objectif

Lors de son aller-retour de Rome au Canada, il aura parcouru au total 20 000 kilomètres, ignorant la douleur au genou droit qui l’oblige à se déplacer en fauteuil roulant et parfois avec une canne.

Le but affiché est d’apaiser les cicatrices du passé. Au cours d’un siècle, quelque 150 000 enfants autochtones ont été enrôlés de force dans plus de 130 pensionnats dirigés par l’Église.

Coupés du monde extérieur et de leur culture, nombre d’entre eux ont été victimes de violences et parfois même d’abus sexuels.

Appels à l’action

En 2015, le dépôt du rapport de la Commission de vérité et réconciliation du Canada a été une étape majeure dans le bilan des écoles indiennes accueillant des Indiens. La commission, présidée par Murray Sinclair, qui a été avocat, juge et sénateur, proposera 94 appels à l’action exigeant des excuses de l’Église catholique.

En 2021, la commission nationale d’enquête qualifiera de “génocide culturel” la découverte de plus de 1.300 tombes anonymes à proximité d’internats. La nouvelle fera alors le tour du monde.

En avril dernier, le pape s’était excusé lors d’une audience au Vatican. Et la visite papale de cette semaine au Canada, intitulée « Marcher ensemble », se veut un chemin vers la guérison et la réconciliation.

Au total, le premier pape à prendre le nom de François en mémoire de saint François d’Assise devrait prononcer quatre discours et quatre homélies, tous en espagnol, pendant son séjour en sol canadien.

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