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le premier avis de l’autorité de la concurrence était “défavorable” au projet

Suite à cette annonce, les deux chaînes ont confirmé leur volonté de maintenir leur engagement, ce qui devrait leur permettre de peser davantage face aux géants mondiaux du numérique.

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Publié le 26/07/2022 21:36

Temps de lecture : 1 mn.

Premiers nuages ​​sur le projet de mariage entre TF1 et M6 : une autorité de l’Autorité de protection de la concurrence s’est déclarée, mardi 26 juillet, défavorable à cette union qui devrait créer un géant de la télévision française. Ce rapport très attendu pointe “d’importants problèmes de concurrence”, notamment dans la publicité télévisée, a expliqué mardi soir le président du groupe M6, Nicolas de Tavernost, en marge de la publication des résultats semestriels. de son groupe.

“La nature et l’ampleur des mesures réclamées par le rapport d’enquête rendraient le projet sans objet pour les parties, qui y renonceraient alors”, TF1, M6 et leurs actionnaires respectifs, les groupes Bouygues et RTL, ont conjointement déclaré à l’époque dans plusieurs communiqués de presse.

Ces mesures “ne permettront pas de construire un projet industriel cohérent”, a insisté Nicolas de Tavernost, proposé comme futur PDG du nouveau groupe. Les deux chaînes comptent sur ce rapprochement pour contrer les nouveaux acteurs du numérique comme Netflix, qui grignotent le temps d’écoute de la télévision traditionnelle, renchérissent les prix des programmes audiovisuels et investissent désormais le marché publicitaire.

TF1 et M6 demandent à l’Autorité de la concurrence d’examiner leur part de marché en tenant compte de ces nouveaux acteurs mondiaux. Au départ, les deux groupes espéraient des “synergies” estimées entre 250 et 350 millions d’euros.

Pour autant, les parties concernées n’ont pas l’intention de baisser les bras et entendent pour l’instant “maintenir le projet tel qu’il est présenté”. Ils prévoient de répondre à l’Autorité de la concurrence dans un délai de trois semaines avant de défendre leur fusion lors des audiences prévues devant la formation de l’Autorité les 5 et 6 septembre. La décision finale, attendue en octobre, appartiendra à ce panel, qui n’est pas tenu de suivre l’avis des services d’enquête.

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