Des noms sortent et on spécule sur le futur premier ministre d’Emmanuel Macron. En prévision du moment de l’annonce, que le président garde pour lui, des indices sont donnés dans le profil recherché.
Avec l’annonce la semaine dernière que le prochain chef du gouvernement sera en charge de la “planification environnementale”, le président réélu a déjà dressé le début de son portrait. Il a même dit vouloir “quelqu’un qui s’engage sur la question sociale, la question environnementale et la question productive”.
Dès lors, une personnalité politique portant l’estampille “gauche” peut tenir la corde. L’entourage du chef de l’Etat se battra en ce sens, rapporte le JDD. Ses proches soulignent qu’il a remporté de nombreux suffrages de la gauche pour sa réélection, et il faut le garder à l’esprit.
Technicien ou politicien ?
Se pose également la question du profil “professionnel” du futur premier ministre. Un “technicien” comme Jean Castex peut avoir ses atouts dans un certain contexte. D’autant plus si la réforme des retraites devient un élément clé de ce début de quinquennat.
Cependant, il préférerait être un “homme politique” privilégié qui peut s’orienter entre sa propre majorité et la forte opposition. En effet, il faudra que le Premier ministre négocie d’abord les législatives et gagne son camp, puis brigue une seconde fois les députés, qui, bien que réunis à l’Assemblée, risquent d’avoir plus de mal à retenir que durant cinq -période d’un an. Parmi les macronistes de la première heure, les élus issus des rangs socialistes, ou les nouveaux venus issus des républicains, le spectre qu’il faudra rassembler et satisfaire pour faire voter des lois sera particulièrement large. Avec des risques de “porcelets” si le chef du gouvernement ne parvient pas à sauver la susceptibilité de chacun.
Il est également important qu’Emmanuel Macron ait indiqué qu’il aimerait être nommé en tant que femme. Mais, comme en 2017, cet aspect ne sera pas déterminant pour son choix.
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