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Contrats de tramway : des estimations peu fiables

Le vérificateur en chef de la ville de Québec note qu’il y a eu un problème avec la direction lors de l’attribution d’un des trois plus gros contrats pour le tramway, en raison d’estimations peu fiables.

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La vérificatrice générale de la Ville de Québec, Michelle Samson, a publié mardi son rapport d’étape annuel sur le projet de la ligne de tramway. Il a abordé plusieurs aspects, dont la gestion des contrats. Sur les trois plus gros contrats de tramway, il a noté que la gestion des surcoûts dans ceux attribués à Tram-Innov et Systra Canada pour la conception était “adéquate”.

Mais pour le troisième, il met en avant une explosion des coûts qui, selon lui, aurait pu être évitée. En effet, le contrat de 375 000 $ accordé en 2018 à Norton Rose Fulbright, maintenant exécuté par Fasken Martineau DuMoulin, a explosé de 1067 %.

Problème avec la gestion des contrats

Selon AG, cela “met en évidence un problème de gestion des contrats, étant donné que ce changement ne peut être qualifié de raisonnable et était prévisible”. VG analyse que cette augmentation significative est due au fait que “les estimations faites par les responsables de la ville ne sont pas fiables”.

En fait, les 375 000 $ alloués n’ont pas suffi à couvrir les frais de justice pour toute l’année, car 4 millions de dollars supplémentaires ont été autorisés l’année suivante, suivis de 4,8 millions de dollars supplémentaires en 2020.

Dans d’autres contrats, les estimations de coûts faites par les employés de la Ville sont moins fiables que celles faites par les sous-traitants. Les écarts peuvent atteindre plus de 40 %, note VG.

Le maire de Québec, Bruno Marchand, a déclaré en après-midi que des estimations inexactes ne signifient pas des coûts supplémentaires, car les estimations sont parfois plus élevées que les coûts finaux.

Pour lui, le bilan de VG est positif. “Oui, il y a place à l’amélioration, mais dans l’ensemble, c’est un excellent rapport pour le bureau de projet et la ville. Ce que les citoyens de la ville peuvent retenir, c’est qu’ils peuvent être confiants. »

Acquisitions

Des problèmes ont également été soulevés dans le processus d’acquisition des terres, notamment en ce qui concerne l’exactitude des plans de la ville. “Sur les 232 biens pour lesquels la Direction des Grands Projets disposait de plans fonciers, 34 comportaient des erreurs dont 23 affectaient les plans parcellaires des réseaux techniques de la ville. Ceci est retardé car il faut du temps pour reprendre ces plans.

Malgré le fait que la ville de Québec a permis l’expropriation de 17 propriétés, aucune procédure d’expropriation n’a été complétée, a-t-il précisé.

Par ailleurs, M. Samson estime que les provisions pour risques sont “suffisantes pour l’avancement du projet”. A la fin de l’année, AG réévaluera les coûts du projet, estimés à près de 4 milliards de dollars.

Pour sa part, le chef de l’opposition Claude Villeneuve a déclaré que le rapport n’était pas un “gros scandale”. « Québec est une ville où le taux d’endettement est bien géré, où il y a de bonnes pratiques financières.

Il est rassuré par le fait que le contrat réduit est une exception. “Le fait que nous ayons un événement limité comme celui-ci montre que le reste se passe très bien”, a-t-il déclaré. Mais il convient qu’il faut revoir les façons de faire afin de réduire l’écart entre les estimations et les coûts finaux.

– En collaboration avec Jean-Luc Lavalle