France

Eric Ciotti nomme Aurélien Pradier et François-Xavier Bellamy vice-présidents LR

Élu en décembre 2022 à la tête du parti Les Républicains (LR), Eric Ciotti va nommer Aurélien Pradier et François-Xavier Bellamy vice-présidents au sein d’une “équipe de retrouvailles” qui lui a valu les critiques de Bruno Retaillo dès sa présentation de mercredi. 18 janvier.

“Je voulais que cette équipe dirigeante soit (…) le reflet de l’unité retrouvée”, expliquait au Figaro le nouveau président, élu au second tour avec 54% des voix, un succès mesuré qui l’oblige à trouver un équilibre entre les scientifiques dans l’organigramme.

L’adjoint de Lott, Aurélien Pradier, a recueilli 22% des voix au premier tour, promouvant un “droit du peuple”. L’eurodéputé François-Xavier Bellamy est un proche de Bruno Retailo, finaliste de l’élection qui a réussi à convaincre 46% des députés au second tour.

Rachida Dati promue

Bruno Retailleau lui-même a refusé toute “grosse responsabilité” pour “se concentrer sur la présidence du groupe au Sénat”, selon M. Ciotti, mais le sénateur vendéen a vivement réagi à l’annonce de ce schéma d’organisation dans la soirée, étant donné qu’il “ne ne tient pas compte des soldes résultant du vote. Nos accords ne sont pas honorés. Je suis désolé. La confiance est la principale condition préalable au rassemblement”, a-t-il ajouté sur Twitter.

L’organigramme d’@ECiotti ne tient pas compte des soldes résultant des votes. Nos accords ne sont pas honorés. J… https://t.co/MDHAUrNnHb

— BrunoRetaileau (@BrunoRetaileau)

L’organigramme voit l’élévation de Rachida Dati, “sans aucun doute la figure la plus populaire de notre famille politique aujourd’hui”, à la tête du conseil national. L’ancien ministre de Sarkozy “incarne aussi l’espoir de nous voir conquérir la capitale”, ce qui “sera un grand pas vers des victoires nationales”, confirme Eric Ciotti.

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Annie Geneverde, qui a assuré l’intérim à la tête de LR, deviendra secrétaire générale, et l’ancien négociateur européen du Brexit Michel Barnier sera en charge des relations internationales. Quant à la députée des Alpes-Maritimes, Michelle Tabaro, une amie proche du nouveau président, elle présidera la commission nationale d’investiture, un poste stratégique précédemment occupé par Eric Ciotti lui-même.

“Cabinet fantôme”

La commission stratégique continuera d’inclure de “grandes figures” du parti comme Laurent Vauquiez, Xavier Bertrand ou Valéry Pécres, ainsi que du Parlement Gérard Larchet, Bruno Retailo et Olivier Marlet. Le président du mouvement entend nommer “dans les prochains jours” un “cabinet fantôme” ou gouvernement fantôme d’une vingtaine de membres. “Nous sommes un parti d’opposition avec vocation à redevenir le parti du gouvernement et de la droite. Nous ne sommes pas censés être les auxiliaires d’un pouvoir qui suit son cours », a déclaré le nouveau chef LR.

Quant aux retraites, il a rappelé que la réforme était “essentielle dans l’intérêt du pays”. Mais “nous avons encore des demandes pour améliorer la situation des petits retraités”, ajoute-t-il à la veille de la journée de mobilisation contre cette réforme. Interrogé sur le futur projet de loi sur l’immigration de Gérald Darmanen, Eric Ciotti a assuré qu’il voterait “contre ce texte”, qu’il a qualifié d'”appât” et “d’aboutissement d’un mauvais compromis”.

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Dans un parti en mal de financement public après l’échec (4,8% des suffrages) à la présidentielle, Eric Ciotti a également affirmé que lui et le trésorier Daniel Fasciule avaient “ouvert une réflexion” sur le déplacement du siège. Quant au calendrier de la désignation du futur candidat à la présidence de LR en 2027, “je respecterai le choix de Laurent Vauquiez, mais je pense qu’il ne faut pas tirer d’affaire trop tard”, a-t-il déclaré.

Le monde avec l’AFP