Le 19 décembre 2021, Jean Alesi lance un pétard sur la baie vitrée d’un cabinet d’architecture de Villeneuve-les-Avignon et s’enfuit.
Ce n’est pas l’ancien pilote vedette des circuits de F1 qui s’est présenté au volant, mais un père de famille, inquiet pour l’avenir de son fils et, surtout, mort de honte.
Ce jeudi 19 janvier, Jean Alesi a été jugé au tribunal correctionnel de Nîmes pour “destruction du bien d’autrui par un moyen dangereux pour les personnes”.
Absent de l’audience, son fils, lui aussi concurrent, a été jugé pour complicité car le 19 décembre 2021, il a conduit son père à la tête d’un cabinet d’architecture de Villeneuve-les-Avignon.
Un local professionnel appartenant à son ancien beau-frère et contre lequel Jean Alesi a alors lancé un pétard, faisant exploser la baie vitrée avant de prendre la fuite.
Caméra partielle
Dans la salle d’audience, quasiment vide en raison du huis clos partiel ordonné par le tribunal, l’ancien pilote de F1 a fait amende honorable. Interrogé par le président, le prévenu au casier vierge déclare :
« J’ai conduit d’Italie l’autre jour. J’ai acheté un paquet de pétards à Vintimille. Dans le pays, il est de coutume de les utiliser lors des fêtes. Idiot moi, j’ai voulu mettre en place cette tradition pour fêter la rencontre de mon fils. nous ne nous étions pas vus depuis un an.”
Dans sa requête, le procureur Kocher demande la libération du fils de l’ancien concurrent. Rien n’indiquait, selon le procureur, qu’il “était au courant de l’intention de son père”.
“J’ai dit à mon fils : allez, on va faire un tour en ville. Mais parce que j’avais bu, il a préféré conduire. Si je lui avais dit : allez, on va lancer des pétards, il n’aurait jamais envie de sortir”, ajoute Jean Alesi, soucieux de sauver votre enfant
A 24 ans aujourd’hui, pilote professionnel au Japon et dont la carrière pourrait s’arrêter en cas de condamnation.
Élément intentionnel
Lors de la plaidoirie, Thibault de Montbrial, l’avocat du père et du fils, a demandé à son tour la relaxe de Jean Alesi, faute, selon lui, d’élément intentionnel au crime allégué.
“Quand le pétard a explosé, j’ai été très choqué par la force de celui-ci. Je ne pensais pas que ça pouvait aller jusqu’à casser cette vitre !”, avait-il assuré un peu plus tôt à son client, la voix tremblante d’émotion et pleine d’excuses. pour son ex gendre venu à l’audience pour le soutenir.
En milieu d’après-midi, les deux accusés ont été libérés du tribunal. Fin du concours père et fils.
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