France

Les supermarchés reliés par le Réseau Action Climat à la transition verte

LOIC VENANCE / AFP Un homme range des chariots à l’entrée du supermarché français E. Leclerc, le 13 janvier 2021 à Saint-Erblain, en périphérie de la ville de Nantes. (Photo par LOÏC VENANCE / AFP)

Loïc Venance / AFP

Parmi les dix enseignes de distribution sondées par le Climate Action Network, E.Leclerc a obtenu le score le plus bas.

FRANCE – Les grandes marques, un “frein” dans la lutte contre le changement climatique ? Selon la fédération d’associations Climate Action Network (RAC), tous les grands distributeurs freinent la “transition vers une alimentation durable”, notamment en “encourageant la surconsommation de viande et de produits laitiers”, selon un rapport publié ce jeudi. , 2 février.

Pendant un an, RAC a étudié les actions des principales chaînes de supermarchés françaises (par ordre de part de marché E.Leclerc, Carrefour, Intermarché, Système U, Auchan, Lidl, Casino, Monoprix) en matière d’alimentation durable et de climat. Note : « si certaines marques font mieux que d’autres », Carrefour le mieux noté, « aucune n’obtient une note supérieure à 10/20 ». Le chef E.Leclerc est le moins bien noté avec 5/20.

“Les enseignes de distribution sont plus un frein qu’un moteur de la transition alimentaire et de la lutte contre le changement climatique”, déplore le rapport du RAC. “A travers leurs politiques publicitaires et marketing, mettant en avant certains produits plutôt que d’autres, les marques ont un pouvoir important”, a expliqué à l’AFP Benoit Granier, responsable du Food Network.

“Nous avons l’idée que le consommateur est souverain et libre de ses choix, mais en plus des limitations économiques de son pouvoir d’achat, il est aussi limité par la nature de la proposition qui lui est faite et par les stratégies de distribution”, a-t-il dit. explique.

Le gouvernement encourage la promotion de l’alimentation durable

Le RAC oblige notamment les marques à cesser de faire la publicité de produits d’origine animale ou de viande, comme les bouchées, les burgers ou les pizzas, “à l’exception des produits bio et Label Rouge”. De même, il encourage la promotion d’une alimentation plus végétale, « notamment les légumineuses et autres produits à base de protéines végétales de bonne qualité nutritionnelle ».

Il les exhorte également à “cesser de dévaloriser la nourriture et d’inculquer l’idée que la nourriture est une dépense qu’il faut réduire au maximum afin de consommer davantage d’autres types de produits”. La grande distribution “envoie le message que le juste prix est le prix le plus bas, mais cela dévalorise la nourriture”, note Benoit Granier.

Cependant, le secteur privé n’est pas le seul concerné : le RAC souhaite également que les pouvoirs publics encouragent davantage la transition vers une alimentation durable, notamment en rendant “plus accessibles financièrement les produits issus de modèles agricoles durables, dont l’agriculture biologique”.

Cela passe, selon lui, en augmentant les minima sociaux pour renforcer la capacité financière des ménages ou en baissant la TVA sur les fruits et légumes et les produits « bio et équitables ».

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