Selon Mediapart, deux femmes ont accusé Damien Abad, 42 ans, de viol en 2010 et 2011. Un rapport de l’Observatoire sur le genre et les violences sexuelles en politique sur ces faits a été transmis aux Républicains et à LREM cinq jours avant l’annonce. le nouveau gouvernement.
L’Observatoire affirme avoir transmis ces éléments “par mail à Stanislas Gerini, Christoph Castaner, Aurélien Pradier et Béranger Cuiar”. Or, cette dernière, députée LREM de la Gironde, a assuré ce dimanche à Sud Ouest n’avoir reçu aucun signalement de l’organisme.
La plainte a été rejetée en 2017
L’ancienne militante centriste de 35 ans a témoigné sur des événements qui auraient eu lieu début 2011. Après avoir rencontré Damien Abad en 2009 alors qu’elle était vice-présidente des Jeunes démocrates à Paris, elle a été « piquée par un SMS », elle lui en trouvera un. nuit à Paris, et ils auraient des relations sexuelles d’abord par consentement, puis par la force, imprimées avec “irrespect, ordre et insistance”.
Selon Mediapart, elle s’est rendue au commissariat en 2012 pour témoigner, mais n’a ensuite pas répondu aux policiers. Elle a alors déposé une plainte pour “viol” contre lui en 2017 et l’enquête a été close.
Le parquet de Paris a confirmé que “la première plainte pour viol a été rejetée le 6 avril 2012 en raison de l’inaction de la requérante”. Et qu'”une deuxième plainte déposée par le même requérant sur les mêmes faits a été classée sans suite le 5 décembre 2017, à l’issue d’une enquête préliminaire, faute de manquement suffisamment caractérisé”.
Une deuxième femme dit avoir été “droguée”
L’autre femme qui l’accuse, 41 ans, a dénoncé des faits prétendument lors d’une soirée à l’automne 2010.
Damien Abad lui offrirait une coupe de champagne dans un bar parisien. “Et là, éclipse complète, jusqu’au lendemain matin”, a témoigné la femme, qui dit s’être réveillée avec lui “dans une chambre d’hôtel à côté du bar”, “en sous-vêtements”, dans un état de choc et de profond dégoût, selon à la facture. Elle partage son sentiment d’avoir été “ivre”.
Lettre adressée à LREM et LR
Mediapart a fait état d’un rapport sur le sujet transmis à LREM et LR le 16 mai et au parquet dans le week-end, qui est jusqu’à présent resté sans réponse par les deux pays en question.
Le parquet de Paris a également confirmé avoir “reçu un signalement de l’Observatoire des violences sexistes et sexuelles du 20 mai”, mis en place en février par des féministes au début du mouvement #MeTooPolitique.
Damien Abad conteste les allégations
“Je conteste fermement ces allégations de violences sexuelles”, a déclaré Damien Abad, un ancien député LR. “Je nie avoir exercé une quelconque forme de coercition sur une femme. Enfin, je récuse tout abus de pouvoir lié aux fonctions que j’ai exercées », a ajouté dimanche le ministre dans un communiqué.
“Ces allégations sont des actions ou des gestes qui me sont tout simplement impossibles à cause de mon handicap”, a déclaré Damien Abad, qui souffre d’une maladie rare, l’arthrogrypose, qui bloque ses articulations et réduit sa mobilité.
Elizabeth Bourne “ne savait pas”
Interrogée dimanche, la Première ministre Elizabeth Bourne a déclaré n’avoir découvert les allégations que samedi chez Mediapart. “Je peux vous assurer que s’il y a des éléments nouveaux, si la justice est reprise, nous récolterons toutes les conséquences de cette décision”, a-t-elle déclaré, confirmant qu’il ne pouvait y avoir “d’impunité” pour les violences sexuelles.
Réactions politiques
“A ce stade, je ne suis ni informé ni compétent pour en dire plus”, a déclaré dimanche à franceinfo Gilles Le Jandre, député LREM de Paris. Aurélien Pradier, secrétaire général des Républicains, un parti que Damien Abad vient de quitter, a reconnu avoir entendu parler du comportement inapproprié de la première ville avec les femmes.
Selon BFMTV, François Bayrou affirme qu’il ne sait rien “de cette affaire” et qu'”il n’y a pas d’avis sur cette question”.
“Il y a un rapport qui a été fait à un niveau de responsabilité extrêmement élevé. Ils n’avaient tiré aucune conclusion auparavant”, a déclaré le chef rebelle Jean-Luc Melanchon, interrogé au Grand RTL-LE Figaro-LCI.
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