France

Emmanuel Macron critique le programme de Marin Le Pen, avertissant d’un “demain difficile” en cas d’élection


“Je ne crois pas aux jours heureux qui se transforment en gueule de bois”, conclut Emmanuel Macron

“Nous ne laisserons tomber personne, car nous n’avons jamais laissé tomber personne”, a promis Emmanuel Macron de Figeac dans le Lot lors de son dernier quinquennat, où il a prononcé son dernier discours électoral avant le second tour.

“Je ne crois qu’à une chose : allier bienveillance et ambition. Nous n’unirons pas le pays en promettant tout et en ne finançant rien », a déclaré le candidat à la présidentielle, s’adressant à sa rivale, la candidate d’extrême droite Marine Le Pen, sans la nommer. “Sinon, demain est difficile. “Je ne crois pas aux jours heureux qui se transforment en gueule de bois”, a-t-il prévenu.

“Je crois qu’on ne peut pas exiger d’effort, de progrès, si on ne redistribue pas, comme on l’a fait pendant cette crise, comme on continuera à le faire entre les territoires, entre les plus riches et les plus pauvres”, a poursuivi Emmanuel Macron, louant “le dividende salarié”. auquel il est attaché. “Bienveillance et ambition, attention et goût pour l’avenir, c’est sur cet équilibre que nous pourrons bâtir dans les cinq prochaines années, et c’est dans cet état d’esprit que je veux aborder les dernières heures de la campagne, ” il a dit.

« Vous voyez, je peux ici vous faire un discours sans un seul mot de haine, ni pour nos adversaires politiques, ni pour une partie du pays », a déclaré le candidat à la présidentielle, promettant de mettre en œuvre « un projet idéaliste et réaliste ».

Il a conclu en demandant à ses partisans de “rester mobilisés”, “de se battre pour convaincre” et a estimé que “le 24 avril sera un référendum” pour ou contre “la fidélité de nos valeurs, de notre histoire”. “Nous le ferons ensemble”, a conclu Emmanuel Macron d’une voix proche de la cassure, comme celle de Marin Le Pen hier soir lors de son meeting d’Arras (Pas-de-Calais).