La direction de la CFDT a été méprisée jeudi lors du 50e congrès de l’organisation sur la question sensible des retraites, et a été contrainte d’approuver sa résolution commune par vote interne.
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Publié le 17/06/2022 17:14
Temps de lecture : 2 min.
“Un congrès sans la question des retraites est un congrès dans lequel on s’ennuie”, a déclaré avec humour Laurent Berger, mercredi 15 juin 2022, aux participants au 50e Congrès de la CFDT à Lyon. Eh bien, les membres du Congrès étaient d’accord avec lui jeudi, malgré sa réélection à la tête du syndicat par plus de 96 % des voix (il était le seul candidat à la succession).
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Lors du débat interne sur le sujet, les 1 600 délégués de l’usine ont changé un point de la doctrine défendue par le syndicat depuis près de 20 ans, contrairement à l’avis de la direction nationale. Ce point fait référence à la période d’assurance, c’est-à-dire. le nombre de trimestres qu’il faut acquérir pour avoir une pension à taux plein. La CFDT, on le sait, est fermement opposée au report de l’âge légal de la retraite, qu’elle juge injuste. Mais depuis 2003, elle affirme que l’allongement de la durée de cotisation est un compromis acceptable pour faire face à l’allongement de l’espérance de vie.
Mais jeudi, boum. Lors du congrès, les militants ont voté contre la mise à jour de cette doctrine, qui figure dans le projet de feuille de route pour les quatre prochaines années. Et ils l’ont fait contre le conseil national de direction de la CFDT. Pourtant, Laurent Berger a tenté de déminer la question avant le vote des extrémistes, confirmant que la CFDT n’entend pas valider des extensions au-delà de ce que prévoit déjà la loi tourangelle. Soit 43 ans pour la génération de 73 qui prendra sa retraite en 2035.
Mais la question est tellement sensible que les militants ont choisi de lever toute ambiguïté. Par conséquent, la référence à la période de cotisation est supprimée du connaissement. Dont Laurent Berger a répondu vendredi à la tribune du Congrès : “Notre débat sur les retraites a montré que ce sujet reste sensible. Mais notre message de ce Congrès est assez clair : il n’est pas question de repousser l’âge de la retraite à 65 ans ! » Avant de confirmer : « Nous ne voulons pas non plus d’allongement supplémentaire de la durée de cotisation. » Pour Emmanuel Macron, le message est qu’il n’aura pas le soutien de la CFDT pour modifier les paramètres de l’âge de la retraite, quels qu’ils soient.
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