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Covid19. Symptômes, danger… Ce que l’on sait des sous-options BA.4 et BA.5

L’augmentation des nouvelles pollutions au Covid-19 reprend en France, tirée par les sous-options BA.4 et BA.5, qui ont entraîné une augmentation significative de l’épidémie au Portugal ces derniers mois. Ces dernières représentaient notamment 24,2 % des séquences interprétées en semaine 23 (6 au 12 juin), contre 13,3 % la semaine précédente. Mais que sait-on d’eux ?

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nouveaux symptômes

Identifiés début avril par des chercheurs du Botswana et d’Afrique du Sud, ces nouveaux sous-variants d’Omicron provoqueraient des symptômes autres que BA.1. Certains décrivent des symptômes qui ne sont pas si courants avec Omicron, tels que la perte de goût et d’odorat. Ce sont des symptômes que nous avions beaucoup avec le premier virus et que nous avons vu beaucoup moins, presque plus avec Omicron. Cela signifie que le virus aura une plus grande invasion, la capacité d’envahir des cellules que le précédent n’envahissait pas, détaille auprès de Ouest-France Yves Buison, épidémiologiste et président de la cellule Covid de l’Académie de médecine.

Dans une note mise à jour le 15 juin, Santé publique France a dévoilé les résultats des études de cas des deux sous-options. Sur les 73 cas d’infection BA.4 étudiés (67 cas confirmés et 6 cas possibles) et 228 cas d’infection BA.5 (210 cas confirmés et 18 cas possibles), les signes cliniques les plus fréquents étaient l’asthénie/fatigue 75,7 %), la toux (58,3 %), fièvre (58,3 %), maux de tête (52,1 %) et nez qui coule (50,7 %).

De plus, la probabilité de nausées, de vomissements et de diarrhée est plus élevée dans les cas BA.4 / BA.5 que dans BA.1.

Les cas de BA.4/BA.5 rapportent également une plus longue durée des signes cliniques, selon Santé Publique France. Enfin, les cas asymptomatiques semblent moins nombreux avec cette nouvelle sous-variante : Seuls 9 cas étudiés (3%) sont asymptomatiques (4 BA.4 et 5 BA.5), soit. proportion plus faible que dans les affaires BA. 1 (10,9%).

Une option plus dangereuse ?

Mais alors, BA.4 et surtout BA.5 sont-ils plus virulents que leurs prédécesseurs ? Si cette dernière semble avoir une “plus grande capacité d’envahissement” que les sous-lignes précédentes, nous n’avons pas beaucoup d’informations sur sa dangerosité, précise Yves Buison. On sera tenté, pour comprendre cette sous-option et ses effets, de regarder la situation au Portugal, là où la vague s’arrête. “Il y a eu beaucoup de cas, beaucoup d’hospitalisations et de décès” dans le pays. Pourtant, le Portugal n’a pas le même historique que la France vis-à-vis du Covid-19, souligne l’expert. “Elle n’a pas la même immunité. Le Portugal a été relativement épargné par BA.2, donc on ne peut pas dire qu’on saura ce qu’ils avaient là-bas. »

La propagation continue de BA.2 en France, contrairement à l’Afrique du Sud et au Portugal, peut avoir un effet protecteur contre BA.5 et atténuer davantage son impact, la santé publique en France le montre également.

A l’heure actuelle, selon les cas étudiés, “le taux d’hospitalisation n’est pas significativement plus élevé pour BA.4 et BA.5 par rapport à BA.1”, note l’établissement.

“Aucun signal n’a été signalé quant à la gravité de ces trois sous-lignes et les enquêtes sur les cas BA.4 et BA.5 menées par Santé publique France vont dans ce sens”, a indiqué l’Agence nationale de santé. publiquement.

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