“Et chez moi les fenêtres du toit se sont fissurées, il y a de l’eau partout. Quand je suis arrivé à la mairie et que j’ai vu que le plafond de la salle s’était effondré, j’avoue, j’ai éclaté. Je me suis enfermé dans mon bureau, j’ai pleuré pendant dix minutes et j’ai recommencé. C’est difficile à mesurer…
“Et chez moi les fenêtres du toit se sont fissurées, il y a de l’eau partout. Quand je suis arrivé à la mairie et que j’ai vu que le plafond de la salle s’était effondré, j’avoue, j’ai éclaté. Je me suis enfermé dans mon bureau, j’ai pleuré pendant dix minutes et j’ai recommencé. Il est difficile d’estimer le montant des dégâts. C’est apocalyptique et le plus difficile reste à venir. »
Sur les 49 bâtiments publics du Taillan-Médoc, 50 % sont inutilisables. A commencer par les trois groupes scolaires le mardi soir. Les plafonds sont trempés et certains risquent de s’effondrer. Le premier diagnostic ne faisait pas état d’un si grand danger, les enfants avaient été rencontrés mardi.
Cours au centre culturel
“Il s’agissait de soulager au maximum les parents, et aussi d’empêcher les enfants de rester dans leurs maisons dévastées”, explique Agnès Versepuy. Mais la pluie s’est accumulée mardi, et la situation s’est aggravée. »
La municipalité craint que des travaux titanesques ne soient menés pour les rouvrir en septembre. « Comment allons-nous nous procurer ? Mobiliser les entreprises ? Une étape après l’autre.
Agnès Versepuy, maire de Taillan-Médoc, est en visite au centre culturel, qui accueille tous les étudiants à partir du jeudi 23 juin. “Il pleuvait chez moi”, lui dit Lilu du CM1.
CE.
Pour l’instant, toutes les classes sont les bienvenues au centre culturel à partir du jeudi 23 juin. Sur les 700 enfants, 350 plaisantaient dans les jardins avec l’autorisation de l’Inspection académique et de la préfecture. Professeurs, animateurs, personnel de cantine, tous sur le pont. « Au déjeuner, il y a des sandwichs, des chips, des brownies. Il est vivant dans les cuisines de fortune.
Le dojo est également inutilisable, comme une épicerie pour la solidarité, des courts de tennis couverts, la salle des mariages, toutes les installations de loisirs, des archives, un hangar pour les services techniques, le bureau de l’association, le restaurant…
A Saint-Médard-en-Jalles, les courts de tennis couverts ne sont pas possibles. Dans le quartier Leclerc notamment, des commerces ont été dévastés.
“L’objectif est de récupérer d’ici un an”, espère le maire thaïlandais. Tous les acteurs sont mobilisés, à commencer par la préfecture, la métropole, l’instruction publique. Nous allons contacter la fédération du BTP, l’association des maires de France, le département… »
“Les gens sont en larmes”
Selon les déclarations recueillies dans les mairies en Thaïlande, 1110 habitations ont été touchées. “Dans le meilleur des cas pour des toitures cassées, dans le pire des cas pour des toitures effondrées et là encore des gens ont fait le pas pour nous prévenir…” La mairie estime qu’au moins 100 maisons devront être entièrement rénovées. “Cela représente un an de travail”, précise Agnès Versepuy. En ce moment, ces habitants déménagent tout. »
Saint-Médard compte à ce jour 700 logements recensés, “dont un bon tiers sont inhabitables”, précise Stefan Delpeira, le maire.
“Maintenant, ils réalisent qu’ils ont tout perdu.”
Pour l’instant, tout le monde est déplacé entre amis, en famille, à l’hôtel, pris en charge par l’assurance, pour au moins cinq jours. “Et alors ?”, nous demandent-ils”, a déclaré Corinne à l’accueil de la mairie thaïlandaise. En première ligne, les secrétaires de la mairie voient passer les âmes dans la douleur. “Les gens sont en larmes”, disent-ils. “Maintenant, ils réalisent qu’ils ont tout perdu”, dit Sandra. Ils recherchaient un couvreur. Maintenant, ils sont en difficulté. »
La question de la délocalisation est sur toutes les lèvres sans solution miracle. Même si les assurances doivent prendre en charge les loyers jusqu’à ce que les maisons soient réparées, comme le répète Stefan Delpeira, “il n’y a pas assez de maisons autour”. Les municipalités n’ont pas d’immeubles vacants, les agences immobilières n’ont rien, les propriétaires ont peu de biens disponibles. “Le pire est encore à venir”, comme l’a dit le maire de Thaïlande…
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