Alors que la presse espagnole avait déjà envoyé Zinedine Zidane à la retraite, le Ballon d’Or 98 a permis aux Bleus de déjouer leurs chances en dominant La Roja (3-1) en quart de finale de la Coupe du monde 2006.
“Vamos la joie de Zidane.” La Une de Marca, le 27 juin 2006, à quelques heures des quarts de finale de la Coupe du monde entre la France et l’Espagne ne laisse guère de place au doute : l’heure de la retraite est venue pour Zinedine Zidane et avec celle de la revanche pour La Roja, pour qui les Bleus se remémorent essentiellement des souvenirs douloureux comme la finale de l’Euro 1984, le match de poule de l’Euro 1996 ou les quarts de finale de l’Euro 2000.
Mais cette fois, l’Espagne est la grande favorite de cette confrontation entre voisins. Alors que les Bleus, quatre ans après le fiasco de la Coupe du monde 2002, sortaient douloureusement de leur groupe G, avec une maigre victoire sur le Togo pour deux nuls contre la Suisse et la Corée du Sud, l’Espagne survolait leur groupe avec trois victoires contre l’Ukraine, la Tunisie et l’Arabie saoudite. Arabie Arabie. Face à la jeunesse triomphante, symbolisée par Xavi, Fabregas ou David Via, les bleus semblent essoufflés.
Zidane, symbole du blues vieillissant
Le meilleur symbole de cette équipe vieillissante n’est autre que Zinedine Zidane, pour qui la Coupe du monde est son dernier ballon avant la retraite et peut donc disputer son dernier match de sa carrière face à l’Espagne. Puni contre le Togo, le natif de Marseille s’est présenté en prêt et a manqué d’inspiration lors des deux premiers matches contre la Suisse et la Corée du Sud. A tel point que Raymond Domenech n’a pas hésité à le sortir contre les Sud-Coréens, provoquant la colère du Madrilène.
Le début de match est également en faveur des Espagnols. Sans multiplier les occasions, La Roja a ouvert le score il y a à peine une demi-heure grâce à un penalty tiré par David Villa après une faute de Lillian Thuram. Un but qui ressemble à un déclic pour les Bleus, qui se révoltent et raflent le match. Domination récompensée juste avant la pause, grâce à Frank Ribéry qui, parti du hors-jeu, permet aux hommes de Raymond Domenech d’égaliser.
Zidane plonge l’Espagne
La deuxième période est un match, car la France a le contrôle total du match. Pourtant, les Bleus doivent attendre la 82e minute pour en profiter : sur un coup franc exécuté par… Zinedine Zidane, Patrick Vieira a vraiment surpris la défense espagnole. Au bord du gouffre, l’Espagne a tenté de réagir, mais les Français ont finalement fait un coup dans le temps additionnel grâce à и Zinedine Zidane. Lancé en profondeur par Sylvain Wilthord, il a éliminé Carlos Puyol d’un crochet avant de tirer sur Iker Casillas.
La retraite attendra encore quelques jours pour Zinedine Zidane. Les Espagnols sont déjà en vacances. “Ce n’était pas encore mon anniversaire. Je veux dire aux Espagnols, parce qu’ils nous ont donné assez d’espace que ce n’est pas pour cette fois. L’aventure continue”, a lancé le numéro 10 français en fin de rencontre.
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