STEPHANE DE SAKUTIN via AFPLe PS lance une procédure d’expulsion contre 79 dissidents aux législatives
POLITIQUE – Liquidation des comptes dans le parti rose. Le PS a lancé une procédure pour exclure 79 dissidents, candidats ou députés des élections législatives contre des candidats issus du Nupes (Nouvelle Union populaire écologique et sociale), a-t-on appris ce jeudi 30 juin auprès de la direction du parti et de l’opposition interne.
La décision a été prise au Bureau national du Parti socialiste mardi soir. La direction a demandé au bureau national d’arrêter immédiatement 79 personnes, “avec une saisine de la commission nationale des conflits, en vue de leur exclusion”, a indiqué Corinne Narasiguin, numéro deux du parti.
Le Service national a voté en faveur de la suspension avec 31 voix pour et 17 contre, a indiqué Patrick Menuchi, un membre du courant minoritaire opposé à la direction du parti, condamnant la “purge”.
Parmi les dissidents figurent l’ancien ministre des Transports Frédéric Cuvillier, qui fut candidat dissident adjoint du Pas de Calais, le député ariégeois Laurent Panifus, élu contre son député sortant et candidat Nupes-LFI Michel Larive, le chef du PS ardéchois Laurent Ugeto, mais aussi l’ensemble du Sart. dissidents, soutenus par le maire du Mans, Stephen Le Fol, ou ceux de l’Hérault, soutenus par la présidente de la région d’Occitanie, Carol Delga, et le maire de Montpellier, Michael Delafos.
Le secrétaire national Olivier Faure a répété à plusieurs reprises que les socialistes, qui ont choisi de conserver leur candidature contre l’accord NUPES, se sont de facto exclus du parti.
L’affaire Hollande interroge
“Un grand pardon n’est pas possible”, plaide Corinne Narasiguin. “Le Parti socialiste doit rester crédible et retrouver un sens de la gouvernance et de la vie collective. Nous avons besoin d’avoir des règles politiques claires en interne, mais aussi vis-à-vis de nos partenaires”, a-t-elle déclaré.
Par ailleurs, “on réfléchit à ce qu’on fait en matière de soutien”, qui, comme Carol Delga, Bernard Cazeneuve ou l’ancien président François Hollande, se sont mobilisés pour les candidats dissidents, a ajouté Corinne Narasigin. “On est dans un processus où on veut leur parler”, “regardez leur état d’esprit, pas déclencher une guerre civile”, “ça ne sert à rien d’envoyer un ancien président de la république à la commission des conflits”, a-t-elle ajouté. dit, bien qu’en interne, “certains nous reprochent d’être trop généreux”. Olivier Faure doit bientôt rencontrer Carol Delga, a-t-elle précisé.
“Une commission d’enquête devrait également être mise en place pour se pencher sur le cas des fédérations dont on nous a dit qu’elles avaient financé des dissidents, c’est un cas de déloyauté envers le parti”, a ajouté Corinne Narasiguin.
“Ils veulent montrer à Jean-Luc Mélenchon qu’ils sont capables de contrôler leur opposition”, a déclaré Patrick Menucci, qui a vu dans la question dissidente une question “politique” qui “devait être tranchée au prochain congrès” prévu fin 2019. l’année. Il a souligné que si son courant minoritaire l’emporte au Congrès, toutes les exceptions seront abrogées.
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