France

Cinq comportements qui vous rendent pauvre

C’est peut-être 10, mais j’aurai l’air d’essayer. Dans un contexte qui représente tout un défi pour nos finances, rappelons cinq comportements qui aggravent les choses.

1- Ne vous payez pas en premier

En finances personnelles, “payez-vous d’abord” reste sans aucun doute le premier commandement. Qu’est-ce que cela signifie en pratique ? Qu’avec chaque chèque de paie, nous en détournions une partie vers un compte d’épargne, bien sûr, comme si cet argent n’existait pas. Ensuite, nous nous occupons du reste.

Pourquoi? La technique inverse consistant à sauvegarder en dernier avec ce qui reste ne fonctionne généralement pas. Nous avons tendance à dépenser tout notre revenu disponible, même si nos salaires augmentent.

2- Suivez le rythme imposé par les autres

J’ai hésité sur le titre de cet article. J’ai pensé à “Rencontrer des gens plus riches que nous” ou “Choisir un quartier au-dessus de vos moyens”. Autre option : “Suivre les aventures des petits influenceurs (nos proches) sur les réseaux sociaux.”

Tout revient au même, la vie des autres semble toujours plus intéressante que la nôtre : ils viennent de changer de voiture, ils raffolent du restaurant le plus branché, ils nous taquinent avec leurs rénovations ou leurs vacances en Grèce. Les voir disparaître ne nous incite pas forcément à les imiter, mais nous incite à persévérer dans nos choix de consommation.

Communiquez avec des gens modestes, vos finances n’en seront que meilleures.

3- N’investissez pas

Cette déclaration peut sembler déplacée alors que nous venons de traverser l’un des pires semestres de l’histoire des marchés boursiers. Depuis 1926 (au 31 décembre dernier), la bourse américaine a généré un rendement annuel moyen de 10,5 %, malgré la dépression de 1929, la Seconde Guerre mondiale, la crise pétrolière, l’inflation des années 1970 et 1980, le boom de la tech bulle, les attentats du 11 septembre 2001, la crise financière de 2008-2009, la pandémie de COVID-19. Le meilleur moment pour y aller est lorsque les nouvelles sont les plus déprimantes.

Une personne qui commence tôt à investir atteindra plus rapidement le stade où ses rendements contribuent plus que l’épargne à la croissance de son patrimoine. Autrement dit, l’argent se fait… gentil !

4- Payer trop d’impôts et négliger les cadeaux fiscaux

Le régime enregistré d’épargne-retraite (REER) et le compte enregistré libre d’impôt (CELI) offrent de puissants abris fiscaux. À long terme, l’effet est significatif. À lui seul, même avec un plafond de cotisation de 6 000 $ par année, un CELI peut faire des merveilles entre l’âge adulte et la retraite. En supposant que la limite reste la même (peu probable), une personne qui a maximisé son CELI de 18 à 65 ans avec des investissements lui rapportant 5 % par an accumulerait près de 1,1 million de dollars, dont plus de 800 000 $ en revenus irrécupérables. Ai-je dit “sympa” ?

Un régime enregistré d’épargne-études (REEE) vous donne droit à des subventions équivalant à 30 % des cotisations, en plus d’offrir un abri fiscal semblable à un REER. Un régime enregistré d’épargne-invalidité (REEI) fonctionne sur le même principe. Destinées à assurer la sécurité financière des personnes handicapées, les subventions gouvernementales peuvent atteindre 90 000 $ sur la durée du régime.

Ignorer ces outils, c’est comme laisser de l’argent sur la table.

5- Ne pas organiser, planifier et programmer vos affaires

Il est l’épine dorsale de tout ce qui le précède.

Il n’a pas besoin d’avoir un budget précis pour s’organiser, mais il a besoin de savoir où va son argent. Moins vous voulez y consacrer de temps, plus vous avez besoin de centraliser vos opérations : vous n’éparpillez pas vos comptes et utilisez une seule carte de crédit.

Planifier à l’avance évite d’être pris au dépourvu et de se retrouver dans des situations où il faut payer plus cher parce qu’on le fait à la dernière minute. La planification aide à résister aux dépenses impulsives. Cela s’applique à tout, de l’épicerie aux vacances en passant par les réparations.

CPG : la suite

Après avoir publié une chronique sur GIC, des lecteurs m’ont fait remarquer qu’une des institutions recommandées (Oaken Financial) ne propose qu’une plateforme en anglais, ce qui est effectivement un inconvénient majeur. Parallèlement, BLC Numérique (Banque Laurentienne) a augmenté son taux de CPG à 4 %. D’autres m’ont signalé l’existence d’une firme à Vancouver, People Trust, qui offre des CPG d’un an à 4,10 % et un site Internet en français. Glissé hors de mon radar.