L’incendie, qui ravage depuis jeudi 650 hectares dans les Cévennes, dans le nord du Gard, “ne peut plus progresser”, ont indiqué samedi 9 juillet les pompiers. Il reste sous la surveillance étroite de 520 sapeurs-pompiers pour des travaux de bordure de longue durée afin d’écarter tout risque de reprise.
“A ce stade, le feu a été éteint. Cela signifie que nous pensons qu’il ne peut plus évoluer. Par conséquent, nous avons passé la phase critique”, a annoncé lors d’un point presse le chef de la garde des sapeurs-pompiers. « Mais pour l’instant, nous prenons en charge l’appareil. Nous devons poursuivre les travaux de traitement de plusieurs kilomètres de bordures, mètre par mètre, en profondeur et continuer à surveiller les travaux pour éviter tout risque de reprise”, a ajouté l’officier, rappelant des conditions météorologiques à risque.
Dans la nuit, les sapeurs-pompiers ont déjà pris en charge deux maîtrises de l’incendie.
D’autres incendies mettent les pompiers à rude épreuve
Au total, 520 pompiers et 150 véhicules sont maintenus “de jour et éventuellement une partie de la nuit” dans la zone de ce “méga-incendie”, selon le terme utilisé par les services de secours mobilisés sur les lieux. Partie du village de Bordezac vers 17h00 jeudi, cette catastrophe a mobilisé jusqu’à 950 hommes mais n’a fait aucune victime.
Outre cet incendie, le département du Gard reste sous haute surveillance : il a en effet été touché par plus de 30 incendies vendredi et 28 jeudi. Outre l’incendie de Bordezac, un autre incendie s’est également déclaré jeudi, ravageant par exemple 230 hectares près de la commune de Generac, dans le sud du département. Cette même commune a été touchée par un grave incendie en août 2019 qui a brûlé 800 hectares et causé la mort d’un pilote de bombardier d’eau dans un accident.
Désormais maîtrisé, le feu des Cévennes est heureusement loin des 5 000 hectares qui ont été consumés par le feu en 1985 à quelques kilomètres de là, déjà dans le massif des Cévennes.
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