France

“On a combattu les lois racistes de Macron, on ne peut pas les bloquer”

Les étudiants ne veulent ni d’Emmanuel Macron, qu’ils accusent de dégâts sociaux, ni de Marin Le Pen. Il ne s’agit pas de voter, voire de bloquer l’extrême droite. Alors, dans les rangs des manifestants à l’université et au lycée, on prépare déjà le prochain quinquennat.

La mobilisation des jeunes ne faiblit pas à l’approche du second tour de l’élection présidentielle. Des lycéens ont rejoint les élèves mardi. Ces jeunes regrettent notamment que les questions climatiques et les inégalités sociales ne soient pas suffisamment prises en compte par les candidats. Et si beaucoup d’entre eux craignent une victoire de Marin Le Pen, pas question de les bloquer en votant pour Emmanuel Macron.

“On ne veut pas choisir entre la peste et le choléra”, a déclaré Arian Serge, élève de Paris-1 et membre du Poing Levé. Elle dénonce ainsi le quinquennat, marqué par des mesures contre les plus précaires, notamment les étudiants :

“Nous avons passé cinq ans à lutter contre toutes les attaques de Macron contre les jeunes, la classe ouvrière, les licenciements APL, la réforme des retraites, ses lois racistes et sécuritaires qu’il a votées. Démissionnez donc nous devons voter pour lui pour bloquer l’extrême droite. »

“20 ans plus tard on nous sert à nouveau la même soupe”

Dès lors, il n’est pas possible pour ces étudiants de bloquer : “L’extrême droite nous fait très peur. Mais ce n’est pas en votant pour Emmanuel Macron, qui est responsable de la montée de l’extrême droite, que nous lutterons contre cette extrême droite », a déclaré Ariana.

Face à l’argument “démocratie” mis en avant par Apollin de Malerbe, Arian pointe le rejet : “40% des jeunes se sont abstenus au premier tour, il y a beaucoup de colère. Personne ne peut dire qu’Emmanuel Macron est le président de les jeunes.” , assure celle qui avait trois ans lors du second tour entre Jean-Marie Le Pen et Jacques Chirac en 2002. “20 ans plus tard, on nous sert à nouveau la même soupe”, explique-t-elle.

“Notre mobilisation vise à montrer une autre voie. Je ne pense pas qu’il soit incompréhensible que les jeunes veuillent vivre autrement que dans la misère et la précarité”, a ajouté Arian, qui veut “construire un troisième de bas en haut en vue du prochain quinquennat”. “Parce que quoi qu’il arrive sur Dimanche, “Il y aura encore cinq ans d’attentats, dans la continuité de ce que nous avons vécu avec Emmanuel Macron.”