France

Retraites, voile… Ces propositions que les deux candidats ont échangées pour le second tour

Avant même le second tour, plusieurs propositions phares des candidats finalistes à l’élection présidentielle ne sont plus ce qu’elles étaient : l’âge de la retraite, l’interdiction du port du voile, un nouveau calcul de l’allocation pour adultes handicapés, un référendum sur le décès sanction… Emanuel Macron comme Marin Le Pen ont modifié plusieurs points de leur programme pour attirer le plus d’électeurs possible. On fait le point sur ce qu’ils ont dit avant et ce qu’ils proposent de leur qualification pour le second tour de l’élection présidentielle.

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Âge de la retraite : Macron se dit prêt à assouplir sa réforme

Ce que tu as dit avant. Après avoir échoué à mettre en œuvre sa réforme des retraites en raison de l’épidémie de coronavirus, Emmanuel Macron a fait de sa réforme des retraites l’une des mesures phares de son programme de réélection. “La réforme que je veux mener, c’est d’augmenter progressivement l’âge légal […] jusqu’à 65 ans, de prendre en compte les carrières longues, les enjeux du handicap et de pouvoir prendre en compte la réalité des emplois et des tâches pour avoir un système qui soit juste », a-t-il par exemple déclaré le 17 mars , 2022, lors de la présentation de son programme devant des journalistes.

Ce qu’il propose maintenant. Lundi 11 avril, au lendemain du premier tour, Emmanuel Macron a changé cette proposition. Le candidat du premier tour se dit “prêt à lancer” la réforme des retraites et “ouvre la porte” pour reporter l’âge de la retraite à 64 ans au lieu de 65 s’il y a “trop ​​de stress” et peut construire un “consensus”. ans n’est pas un dogme », a-t-il redit, tout en réaffirmant qu’un référendum sur la question, sur laquelle il n’y avait absolument aucune question auparavant, ne pouvait être exclu.

Interdiction du port du voile : une priorité… qui n’est plus pour Marine Le Pen

Ce qu’elle a dit avant. En janvier 2021, l’interdiction des “toilettes islamistes” comme voile dans tous les lieux publics était clairement inscrite dans le contre-projet de loi sur les séparatismes présenté par Marine Le Pen. Le jeudi 7 avril 2022, à trois jours du premier tour, Marine Le Pen a déclaré à RTL que “demain le voile sera interdit”. “Si nous portons le voile, nous ne sommes pas interpellés dans la rue, nous aurons une amende au même titre qu’il est interdit de ne pas porter de ceinture”, a-t-elle ajouté, jugeant sa mesure pleinement applicable.

Ce qu’elle propose maintenant. Marin Le Pen a lancé la campagne du second tour, confirmant sa volonté d’interdire le voile. Mais après avoir rencontré une grand-mère voilée à Perth (Vaucluse) vendredi 15 avril, le candidat d’extrême droite semble avoir changé de position. Le lendemain, lors d’un déplacement à Saint-Rémy-sur-Avre (Eure-et-Loir), elle a dit qu’elle n’était “pas bête” à ce sujet. Évoquant un “problème complexe”, elle a confirmé que la question serait débattue au parlement sans être aussi catégorique qu’auparavant. Ses porte-parole ont alors expliqué que l’interdiction serait introduite par étapes et que “le but, ce sont les islamistes, [pas] La grand-mère de 70 ans qui porte son petit voile depuis des années.

Calcul des prestations d’invalidité : ‘on va le déplacer’, a finalement admis Emmanuel Macron

Ce que tu as dit avant. Actuellement, l’Allocation Adulte Handicapé (AAH) est versée en fonction des revenus des personnes handicapées, mais aussi des revenus de leur conjoint, ce qui a été fortement critiqué par de nombreuses personnes handicapées. Lors du premier tour de la campagne, Emmanuel Macron a été le seul candidat à ne pas proposer une “déconjugaison” des allocations pour adultes en situation de handicap. Durant son quinquennat, les législateurs LREM ont même refusé à plusieurs reprises de mettre en œuvre la mesure.

Ce qu’il dit maintenant. Alors que toute l’opposition a réclamé un nouveau mode de calcul, Emmanuel Macron semble enfin prêt à revenir sur le calcul de cette aide. “Je vais déménager”, a promis le candidat, invité de franceinfo, vendredi 15 avril, quelques jours après le premier tour. Estimant que la situation actuelle “crée une situation anormale pour les personnes handicapées”, le président a même reconnu un “coupeur absurde” sans faire de promesses précises.

Peine de mort : Marine Le Pen n’exclut pas un référendum… puis renonce

Ce qu’elle a dit avant. La question de la peine de mort n’est jamais apparue dans le programme de Marin Le Pen, le candidat d’extrême droite préfère “la vraie vie”. Mais en début de campagne pour le second tour, Marine Le Pen a déclaré à France 2 que la peine de mort “pourrait passer par un référendum”. Cependant, elle a ajouté que “tout peut passer par un référendum, sauf ce qui est inconstitutionnel”. Le candidat du Rassemblement national a également affirmé mardi 12 avril, deux jours après le premier tour, qu’un débat n’était pas interdit.

Ce qu’elle dit maintenant. Vendredi 15 avril, lors d’une interview à la télévision BFM, Marin Le Pen a changé son discours. Interrogée sur la possibilité d’organiser un référendum sur ce sujet, elle a répondu : “On ne peut pas, c’est anticonstitutionnel. ». Cependant, la candidate a ajouté qu’il n’y avait pas de “refus” dans son discours sur ce sujet.

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