Vous avez raté les derniers événements liés à la guerre en Ukraine ? 20 minutes fait le point pour vous tous les soirs. Qui a fait quoi ? Qui a dit quoi? Où sommes-nous ? La réponse ci-dessous :
nouvelle du jour
La Russie a confirmé vendredi qu’elle avait bien frappé la veille des armes “de haute précision” contre Kiev, la capitale ukrainienne, en pleine visite du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres. “Les forces russes ont détruit avec des armes de haute précision des ateliers à longue portée de la société spatiale” Artyom “dans la ville de Kiev”, a indiqué le ministère russe de la Défense lors d’un point de presse.
Il s’agit du premier attentat à la bombe à Kiev depuis la mi-avril. L’armée russe a également détruit jeudi des “missiles de haute précision” “trois centrales électriques situées à proximité de nœuds ferroviaires”, notamment à Fastov, dans la région de Kiev, selon le ministère. “Cela en dit long sur la véritable attitude de la Russie envers les institutions internationales, les efforts des dirigeants russes pour humilier l’ONU et tout ce que représente l’organisation”, a déclaré Vladimir Zelensky dans une vidéo. Pour en savoir plus, c’est par ici.
phrase du jour
Une fois de plus, les Russes montrent leur mépris pour la vie humaine. Cette fois, ils ajoutent le mépris qu’ils ressentent pour les Nations Unies. »
Ce sont les propos de Jean-Maurice Ripper, ancien ambassadeur de France en Russie, ce matin sur France Info. “Cette frappe intervient alors que la visite d’Antonio Guterres est basée sur une demande de coopération avec la Cour pénale internationale pour détecter et condamner les crimes de guerre commis contre des civils par l’armée russe. Le message est clair : la Russie ne coopérera pas”, a-t-il ajouté.
Le numéro du jour
200. C’est le nombre « approximatif » de Français restés en Ukraine, selon Etienne de Poncins. L’ambassadeur de France à Kiev était invité ce matin sur BFMTV et a déclaré que la plupart d’entre eux étaient des Franco-Ukrainiens qui ne voulaient pas partir. Seule une poignée aimerait quitter l’Ukraine, mais ils ne le peuvent pas, jusqu’à ce que certains reviennent au pays malgré les recommandations de l’ambassade.
La tendance du jour
Jusqu’où doit-on aller ? Dans le cadre du conflit en Ukraine, les pays occidentaux avancent sur la crête, intensifiant leur aide armée à Kiev, tout en cherchant à éviter toute intervention directe qui les ferait passer pour des pays conquérants aux yeux de Moscou. A ce stade, sur la base du droit des conflits armés, cette ligne rouge n’a pas été franchie par les pays de l’Otan, malgré un soutien militaire accru, a indiqué Julia Grignon, chercheuse à l’Institut d’études stratégiques de l’Ecole militaire (Irsem). “Le fait de financer, d’équiper ou d’entraîner les forces armées ne suffit pas à faire entrer un pays dans un conflit armé. »
En revanche, la donne serait bien différente s’ils décidaient de participer directement aux hostilités en envoyant des troupes sur le terrain, scénario écarté à ce stade par les Occidentaux, Etats-Unis en tête. La question d’une guerre conjointe peut également se poser si les pays occidentaux sont impliqués dans la planification militaire et la supervision des opérations militaires – comme ce fut le cas lors de la coalition internationale combattant Daech en Irak et en Syrie.
Derrière le débat sémantique et juridique se cache une incertitude sur l’étendue et la nature de la réponse de la Russie qui, depuis l’invasion, menace de menaces en cas d’intervention, promettant, si nécessaire, une réponse “rapide” et fulgurante.
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