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Dépôt des reines et placement de Québec | Rémunération du PDG de près de 20 millions

La bonne année de la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) a fait augmenter la rémunération de ses six PDG de près de 20 millions, compte tenu des sommes compensatoires reçues. Il s’agit d’une augmentation de 30 %. De plus, l’un des chefs de l’institution travaille désormais à New York.

Mis à jour hier à 16h56.

Julien Arseno dans la presse

Charles Emond, président et chef de la direction, a eu droit à un salaire de 4,5 millions l’an dernier, soit une augmentation de 30 %. L’ancien dirigeant de la Banque Scotia avait également droit à 1,8 million de plus – le dernier versement prévu pour sa prime locative, qui date de 2019. Cela porte sa rémunération à 6,3 millions. La rémunération tient compte du salaire de base, des primes d’intéressement et des autres avantages.

Cette information figure dans le rapport du gestionnaire du régime de retraite, remis jeudi à l’Assemblée nationale. Le document fait le bilan de l’année dernière, lorsque l’institution a obtenu un rendement moyen pondéré de 13,5 %, supérieur à son indice de référence de 10,7 %.

” C’est pour [en 2021] les meilleurs résultats depuis 10 ans pour la Caisse, a souligné son porte-parole Maxim Shannon pour les sommes versées aux six hauts dirigeants. Le programme est là pour récompenser les performances réalisées. »

En 2020, la haute direction de la CDPQ avait droit à environ 15 millions, mais la composition de l’équipe a changé en cours de route. Les deux autres directeurs généraux tout au long de l’année, Emmanuel Jacqueline, premier vice-président et chef des infrastructures, et Kim Thomasin, premier vice-président et chef, Québec, avaient droit respectivement à des augmentations de 41 % et 24 % l’an dernier.

Plus d’options

La Caisse a versé 3 millions de paiements compensatoires en 2021 à quatre de ses hauts dirigeants. Comme les versements sont étalés sur plusieurs années, ils permettent de retenir les gestionnaires, a précisé la Caisse.

“La gestion du risque consiste à l’étaler dans le temps”, a déclaré François Dauphin, directeur de l’Institut de gestion des organisations privées et publiques (IGOPP). Si une personne s’en va, on ne reste pas du coup. »

S’il n’y a pas d’autres changements dans l’équipe de M. Emond, la plupart de ces paiements cesseront après 2022.

PHOTO DE DAVID BOYLEY, ARCHIVES DE LA PRESSE

En tenant compte de sa prime à l’embauche, le président-directeur général de la CDPQ, Charles Emond, avait droit à 6,3 millions de dollars en 2021.

De plus, la CDPQ compte déjà un employé à temps plein basé à New York, Martin Lager, chef du capital-investissement. Il est le seul des six cadres supérieurs à travailler à l’étranger. Les États-Unis représentent 44 % du portefeuille global de la Caisse. C’est le principal marché pour l’investisseur institutionnel.

“Ce n’est pas inquiétant que la CDPQ ait une forte identité au Québec”, a déclaré le professeur Jan Simon de la direction de l’Université Laval pour le poste de M. Laguerre. Si vous regardez la prédominance des États-Unis dans le portefeuille de l’institution, c’est logique. »

Pas le mieux payé

Malgré la forte augmentation de son salaire total, le salaire de M. Emond reste inférieur – à l’exception du paiement spécial dû à sa prime annuelle – par rapport à certains de ses collègues.

En vertu du Régime de retraite des enseignantes et des enseignants de l’Ontario, le salaire du cadre supérieur le plus élevé est de 5,8 millions. Du côté de l’Ontario Municipal Retirement System (OMERS), le salaire total du président était de 5,1 millions de dollars en 2021.

L’implantation en 2021 profite également aux 1 454 employés de la CDPQ travaillant au Québec et à l’étranger. Ils se sont partagé des bonus totalisant 188 millions, soit une augmentation annuelle de 18 %.

“Ce montant reflète une augmentation moyenne de près de 13% par personne en raison de la différence de rendements”, a expliqué la Caisse dans son rapport annuel.

Non seulement le montant des primes gonfle. L’effectif de la CDPQ suit la même tendance. Au 31 décembre, les effectifs de l’organisation avaient augmenté de 4,5 % sur une base annuelle.

En savoir plus

  • 420 Au 31 décembre 2021, l’actif net de la Caisse est d’environ 420 milliards.

    MAISON DEPARTEMENTALE ET PLACEMENT DE QUÉBEC

    9,6 % C’est le rendement annuel de la CDPQ depuis dix ans. En moyenne, les déposants exigent un rendement annuel d’environ 6 %.

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