France

La députée LREM Coralie Dubost est rivée sur le coût colossal de son mandat

L’élu salarié de l’Hérault a fait l’objet d’inspections par le déontologue de l’Assemblée nationale en 2018 et 2019. En 2021, une enquête interne a été lancée par la cellule anti-harcèlement à la suite du signalement d’anciens collaborateurs.

Peu avant la fin de la législature, Mediapart a fait ce vendredi des révélations gênantes. Selon le média d’investigation, la députée La République en marche (LaREM) Coralie Dubost a été mentionnée dans un rapport remis au déontologue de l’Assemblée nationale pour des dépenses irrégulières durant son mandat, ainsi que pour la gestion de ses collaborateurs. . L’élue de la troisième circonscription de l’Hérault a expliqué à Mediapart qu’elle remboursait les frais, mais sans préciser lesquels et pour quel montant.

Au Palais-Bourbon, chaque député dispose d’indemnités convenables : une indemnité de base de 5 623,23 euros brut, une indemnité de résidence de 168,70 euros et une indemnité de travail de 1 447,98 euros, conformément aux dispositions de la Chambre des Communes. un montant de 7239,91 euros’. A cela s’ajoute une avance mensuelle pour frais de mandat de 5 373 euros. Les révélations font référence à ce dernier.

“Je ne suis pas un arnaqueur”

Selon Mediapart, l’inspection des comptes du député Dabost a révélé “des dépenses qui n’entrent pas dans le champ” des dépenses autorisées. Les dépenses illégales, qui ont été “réglées”, a assuré l’intéressé au média, justifiant avoir été “mal conseillé” par un ancien associé.

“J’ai été stupide (…), je ne suis pas un imposteur”, a-t-elle confié à nos confrères. La députée dit avoir « contracté un prêt personnel » afin de rembourser.

Parmi ces frais : « des frais vestimentaires mensuels allant de 1 500 à 2 000 euros », selon un rapport achevé en avril 2021, toujours cité par Mediapart. Le coût de sites comme Private Sale, Place des Tendances ou Private Showroom ou encore de marques comme Sézane ou The Kooples. Interrogée par Mediapart sur ces points précis, Coralie Dubost a répondu :

“Il y a des toilettes obligatoires et des vêtements personnels (…), je ne mets pas les mêmes choses dans ma vie personnelle et dans ma vie mandatée”, a-t-elle fait valoir.

Des dépenses avec des marques de lingerie telles que Princesse Tam Tam ou Darjeeling ont également été révélées. “Des avances de fonds quand on a besoin de quelque chose à la dernière minute et qu’on n’a pas de carte d’identité sur soi”, a objecté l’élu de Héroe.

Paiement dans un restaurant sur la plage

En plus du coût des vêtements, il y a un paiement de 194 € dans un restaurant de Palavas-les-Flots pour la location de chaises longues pour une journée à la plage ou dans un restaurant 5 étoiles du département. Là aussi, Coralie Dubost oppose un argument tel que “le rendez-vous” et “les horaires de travail ainsi que le team building”.

Pour reconstituer ses comptes, la députée retirait plusieurs prêts à la Postbank ; un prêt de 6 000 euros en décembre 2017 et un autre en 2019, alors qu’il dispose d’un découvert de plus de 7 000 euros.

Selon Mediapart, les autorités de l’Assemblée nationale ont examiné les comptes du député en 2018 et 2019 au hasard, et en 2021 une enquête interne a été lancée par la cellule anti-harcèlement du Palais-Bourbon après un “signal collectif” d’anciens collaborateurs parlementaires qui aurait au moins 15 employés consécutifs.

Ainsi, en début de procédure, les cinq agents devront accomplir “des tâches personnelles ou professionnelles et personnelles qui sont régulièrement requises”, telles que “la surveillance de (son) personnel de maison” ou “des tâches ménagères”. Des allégations que Coralie Dubost balaie en lui assurant qu’il ne lui dit “absolument rien” et qu’il s’agit d’une “époque révolue”.