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“On y est complètement” : les experts de la santé soutiennent l’abolition du masque

Au moment où le service de santé publique du Québec est confiant de pouvoir permettre l’abolition de l’obligation du port du masque dans les lieux publics le 14 mai, les professionnels de la santé ont approuvé la décision, évaluant le moment opportun.

«Nous y sommes complètement», a déclaré le Dr Mathieu Simon, chef de l’unité des soins intensifs à l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec.

Lors d’une conférence de presse jeudi, le directeur national par intérim de la santé publique, le Dr Luc Boalo, a confirmé qu’il prendrait une décision “définitive” la semaine prochaine sur l’obligation de porter un masque facial en public. A l’exception d’un gros retournement de situation, tout indique que les masques tomberont le 14 mai.

“C’est une décision qui est toujours justifiée”, a déclaré le microbiologiste Dr Carl Weiss.

“On a quand même ouvert l’entreprise au Québec il y a deux ou trois mois. Nous n’avions pas de scénario catastrophe dans lequel le système de santé s’effondrerait », a-t-il ajouté.

Benoit Barbo, virologue et professeur au Département des sciences biologiques de l’UQAM, estime que les données recueillies dans les dernières semaines de la sixième vague permettent à la santé publique de prendre cette décision.

“Évidemment, nous ne savions pas comment cette sixième vague allait se développer. Je pense que nous avons là une meilleure vue d’ensemble, ce qui nous rend plus optimistes que nous aurions pu l’être il y a quelques semaines. “Nous ralentissons vraiment et nous semblons avoir une stabilité, probablement suivie d’une réduction des hospitalisations”, a-t-il expliqué.

Nous les reverrons

Même si les revêtements de visage ne sont plus obligatoires, il ne faut pas s’attendre à ce qu’ils disparaissent complètement des lieux publics, estiment les trois experts. Les personnes âgées et les personnes dont le système immunitaire est affaibli, par exemple, le portent probablement encore.

“Je pense qu’il est très important de faire la distinction entre l’obligation de porter le masque et le fait qu’il est possible de porter le masque. “J’encourage les personnes à risque à porter le masque”, déclare le Dr Weiss.

Le Dr Mathieu Simon a pour sa part appelé au respect et à la tolérance, car certaines personnes n’auraient d’autre choix que de porter un masque en public.

“Ce qui m’inquiète à un moment donné, ce sont les deux extrêmes. Les gens qui essaieront de chasser ceux qui ne portent pas de masque […] et ceux qui, au contraire, diront aux personnes qui choisissent de porter un masque de l’enlever car cela leur rappelle un mauvais souvenir. Dans les deux cas, ce sont des comportements extrêmes qui n’aident pas le comportement de la société.