France

Combien de temps pour récupérer ?

Oubliez les comparaisons avec la terrible saison 1939-1940, les Canadiens viennent de connaître la pire saison de leur longue histoire. Il n’y a aucune contradiction. Les faits sont stupéfiants. C’est sans appel.

Les Canadiens sont la première équipe à terminer dernière dans une Ligue nationale de 32 équipes. Derrière l’étudiant de première année du Seattle Kraken et les Coyotes de l’Arizona mourants.

Le Tricolore est également la quatrième équipe de l’histoire de la LNH à manquer les séries éliminatoires depuis sa participation à la finale de la Coupe Stanley l’an dernier.

Jamais avant cette saison le Tricolore n’avait concédé 300 buts à l’adversaire.

Le club est condamné au début

Oui, il y avait des choses incroyables.

Les joueurs ont raté plus de 700 matchs en raison de blessures, de COVID ou de problèmes de confidentialité. Ce serait le plus haut niveau de tous les temps dans la LNH, bien qu’il n’y ait pas de record officiel à cet égard.

Mais cela n’explique pas tout.

Il n’y avait aucune raison d’être optimiste avant la saison.

Shea Weber est à la retraite. Pas officiellement, mais quand même. Il est certain qu’il ne jouera plus.

Sa condition physique ne lui permet plus de jouer au hockey de haut niveau. Il est au bout du rouleau.

Il n’y avait personne pour remplir ses patins.

Kerry Price pourrait y arriver bientôt. Ce serait de super cales à porter.

Pertes non récupérées

Nous allons continuer.

Philip Danot et Corey Perry n’ont pas été remplacés de manière adéquate.

Les Hurricanes de la Caroline ont joué un mauvais tour à Mark Bergevin en envoyant une offre de contrat démesurée à Jesperi Kotkaniemi.

Avec ces données, le Canadien peut-il obtenir un laissez-passer pour les séries éliminatoires?

Non.

Sera-ce l’année prochaine ?

Non.

Pour y arriver, il devra viser encore 50 points.

Car vous aurez remarqué que les huit équipes de l’Est qui participeront au prochain tournoi printanier ont franchi la barre des 100 points et qu’aucune d’entre elles ne semble sortir du tableau des huit premières au classement la saison prochaine.

Le Canadien a terminé la saison avec 45 points de la huitième place.

Un bond de 25 points l’an prochain serait déjà considéré comme une bonne amélioration. Hubbs se qualifiera-t-il pour les playoffs dans deux ans ?

Je ne pense pas.

Dans trois ans?

On verra.

Pour un meilleur levage

Il n’est pas marqué par des mots.

Cette organisation est en reconstruction. Pas parce qu’elle le cherchait, mais à cause des circonstances, pour ainsi dire.

C’est une autre pour la première fois de son histoire.

A grands maux, donc, grands moyens.

Soit CH est resté immobile, comme il l’a fait pendant près de 30 ans, soit il a démoli toute la maison pour en construire une nouvelle.

Le travail acharné pour Jeff Gorton et Kent Hughes commence. C’est à eux de faire du Canadien une équipe respectée au début et j’espère qu’un jour il dominera.

25 millions qui pèsent lourd

L’exercice peut être long.

Que pourront faire Gorton et Hughes des gros contrats que leur laisse Mark Bergevin ?

Les salaires de Kerry Price (10,5 millions de dollars), Shea Weber (7 857 143 millions de dollars), Brendan Gallagher (6,5 millions de dollars) et Jeff Petri (6,25 millions de dollars) représentent plus de 25 % des salaires.

En ajoutant les salaires de Jonathan Drewin (5,5 millions de dollars) et de Paul Byron (3,4 millions de dollars), le pourcentage grimpe à 33 %.

Cependant, nous sommes d’accord que ces six joueurs ne font pas partie de l’avenir du Canadien.

Bédard serait nécessaire

Le Tricolore a désespérément besoin d’une génération de joueurs. Le prochain en ligne, Connor Bedard, sera disponible dans le repêchage de l’année prochaine.

C’est le type de joueur qui rend meilleurs les joueurs autour de lui.

Le Canadien n’a pas eu le premier choix de ce calibre après un Guy Lafleur.

Tempête dans un verre d’eau

Vous voulez savoir si le leadership canadien a dû imposer la main de Shea Weber pour qu’il assiste à l’hommage à Guy Lafleur dans les prochains jours?

Je pose la question parce que les gens ont regretté l’absence de Weber aux cérémonies d’avant-match tenues en l’honneur de Lafleur lors du match entre le Tricolore et les Bruins dimanche dernier au Centre Bell.

Pour ces gens, c’était indigne d’un capitaine.

Chacun a sa propre façon de voir les choses, mais dans mon propre livre, Weber n’est plus un capitaine des Canadiens. À moins qu’il ne soit béni avec une guérison miraculeuse, il est à la retraite.

Officieusement, pourrait-on dire, mais il a disputé son dernier match en Ligue nationale.

Toews et Pronger

Règle générale : Un joueur blessé de longue durée évite d’être entouré par son équipe. C’était comme s’il se sentait inutile.

L’an dernier, Jonathan Toys, capitaine des Blackhawks de Chicago, a raté toute la saison en raison d’une mystérieuse maladie. Il est resté incognito toute l’année.

Ce n’est que fin juin qu’il a annoncé avoir été frappé par un virus qui l’a rendu léthargique.

En 2013, alors qu’il en était à la quatrième saison d’un contrat de sept ans, Chris Pronger, qui était capitaine des Flyers de Philadelphie, a accroché ses patins parce qu’il ne se remettait pas d’une blessure à l’œil.

La saison suivante, Claude Giroud lui succède comme capitaine. C’est peut-être là que les Canadiens ont échoué dans le cas de Weber. En revanche, qui pourrait porter du C cette saison ?

Pensons à Guy

Weber a fait des erreurs. Comme la fois où il a refusé de parler aux journalistes montréalais lors de la visite du Canadien à Vancouver.

Mais vous n’avez pas à inventer des histoires quand vous n’en avez pas. Et surtout, pourquoi veut-on casser le sucre sur le dos de Weber quand on pleure Guy Lafleur ?

Traitons Guy avec respect.