Le secrétaire général de la CGT, Philip Martinez, affirme également dans Le Parisien que les minima de la branche sont automatiquement relevés au niveau du Smic lorsque celui-ci est réévalué.
Suite à la réélection d’Emmanuel Macron et à la veille des manifestations du 1er mai, Philippe Martinez a insisté sur le fait qu’il ne fallait pas “laisser un chèque en blanc” au président de la République. Dans un entretien au Parisien, le secrétaire général de la CGT a rejeté le relèvement de l’âge de la retraite à 65 ans, dont il ne voulait pas entendre parler. Mais il réclame largement une revalorisation du Smic, “jusqu’à 2.000 euros bruts”.
A lire aussiCarburant : le gouvernement refuse fermement de baisser les impôts, regrette Philip Martinez
Au 1er mai, le Smic bénéficiera d’une majoration automatique de 2,65 %, soit 33 euros nets par mois, portant ainsi le salaire minimum à 1645,58 euros bruts par mois (soit 1302,64 euros nets) pour 35 heures hebdomadaires. Cependant, Philippe Martinez rappelle qu’après la mise en place de cette augmentation, “la plupart des minima de la branche tomberont en dessous” du SMIC. Il cite par exemple les “conventions collectives de l’hôtellerie-café-restauration”. Sur France Inter ce samedi, un porte-parole syndical a déclaré que “quand le Smic augmentera, il faudra une augmentation du minimum de branches” pour que “tous les niveaux évoluent de la même manière”.
Selon Philip Martinez, l’aide financière n’est pas une solution car elle est “précise”. Il en va de même pour les bonus qui « mettent du beurre dans les épinards » mais qui « passent très souvent tout de suite ». Il a appelé les salariés à faire grève pour “exiger une augmentation de salaire”. “Nous avons besoin de la mobilisation la plus large possible”, a déclaré le secrétaire général de la CGT.
VOIR AUSSI – Salaire minimum, aides de la CAF, prix du tabac… Ce qui change au 1er mai
Lire aussi “Être en grève” : que veut dire cette expression ?
Il a précisé que certains “conflits existent déjà”, comme à Thalès ou Amazon. Début avril, les salariés du géant américain se sont mis en grève dans huit sites logistiques français. Les responsables réclamaient une “augmentation globale des salaires d’au moins 5%” contre 3% de la direction d’Amazon. Mi-avril, Amazon France a augmenté sa proposition d’augmentation globale des salaires de 3% à 3,5% lors de la dernière réunion de négociation, une offre que les syndicats ont jugée “inacceptable”.
Add Comment