Moins de quatre mois après la décision de la cour d’appel de Versailles qui lui a épargné la prison dans l’affaire de trafic de permis de conduire, Patrick Antonelli est toujours pris dans les filets du réseau judiciaire. Ce mardi, le compagnon de la chanteuse Amel Bent a été placé en garde à vue au centre d’enquête de Nanterre (Hauts-de-Seine) pour purger une peine de 15 mois d’emprisonnement prononcée le 8 mars par le tribunal correctionnel de Nanterre.
Les juges l’ont condamné pour avoir exercé illégalement le métier d’agent de sécurité, car il a changé le garde du corps du chanteur un jour en peu de temps. Pour escroquerie avec condamnations car il a présenté une facture alors qu’il n’était pas habilité à exercer. Et tout simplement pour fraude, car il a profité d’aides de l’État versées pour compenser la baisse d’activité pendant le Covid, alors qu’il n’y avait pas droit.
L’emprisonnement a été reporté en raison de la naissance du chanteur
Lorsqu’il a été condamné le 8 mars, les juges n’ont pas émis d’ordonnance de libération qui le mettrait derrière les barreaux, mais une ordonnance de sursis à la prison, une mesure qui permet au condamné de s’organiser avant d’être arrêté. Mais ce mandat de dépôt différé a été délivré avec une exécution provisoire, ce qui laisse entendre qu’en cas d’appel, il faut quand même aller en prison. C’est pourquoi Patrick Antonelli a frappé à la porte du centre de détention, même s’il a fait appel immédiatement après le prononcé de la peine en mars.
En juillet 2020, dans l’affaire du trafic de licences vendues à des stars du football et des médias avec la complicité d’agents de la préfecture des Hauts-de-Seine, le tribunal correctionnel de Nanterre a également choisi le mandat de dépôt différé. Mais sans mise en œuvre temporaire. Aussi, comme Patrick Antonelli avait fait appel, il n’était pas allé en prison. Apparemment, le tribunal a voulu éviter cela cette fois afin de le forcer à rester derrière les barreaux pendant une courte période. Il veut déjà sa libération.
L’ancien directeur d’auto-école, devenu coach sportif, a dû aller en prison le mois dernier. Mais les procureurs ont accepté de surseoir à sa détention car Amel Bent devait accoucher. Puis, quand le bébé a dû être hospitalisé pendant quelques jours. S’il n’était pas apparu en prison mardi, les procureurs auraient envoyé des policiers pour le menotter.
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