Coralie Dubost n’avait pas trop le choix. Dans la polémique suite aux révélations de Mediapart sur le détournement de ses avances sur les dépenses du mandat et la gestion de son personnel, La République En Marche (LREM) de l’Hérault a décidé de ne pas se représenter. législatives et de « se retirer de la vie politique ». Une affaire qui tombe mal pour la majorité, avec la finalisation de sa liste de candidats aux législatives suite à la victoire d’Emmanuel Macron à la présidentielle.
Pour d’autres raisons, sans scandale en toile de fond, nombre de ceux de la Vague Macron de 2017 ont jeté l’éponge en 2022. La direction du parti en compte plus d’une trentaine – 32 ont explicitement exprimé leur intention de faire la fête – sur 267 sortants “marcheurs”. « Les députés. En 2017, ils étaient 308 à se faire élire au nom d’Emmanuel Macron, de quoi donner une large majorité au nouveau président de l’époque. Une quarantaine ont depuis quitté le navire, et au terme de son mandat, Emmanuel Macron conservait la majorité avec seulement son allié, le Modem.
Les raisons pour ceux qui ne veulent pas se réinscrire sont nombreuses. Issus de la « société civile », certains n’ont pas conservé le mandat de député et préfèrent retourner dans le secteur privé, comme le député Mikael Nogal (Garonnais). L’ancien président de l’Assemblée et ancien ministre de l’Environnement François de Rugi a également choisi de fermer.
D’autres préfèrent quitter un navire dont l’orientation politique ne leur convient plus. Certains, après tout, préfèrent rester en tête du mouvement sans être sûrs d’obtenir un nouvel investissement… Cela arrange parfois des ministres en quête d’une base pour recevoir le suffrage universel, comme Elizabeth Bourne, Clément Bonn ou Sophie Clusel.
Le trafic vers Paris
Le mouvement est particulièrement notable à Paris, où plusieurs élus LREM jettent l’éponge. Il s’agit de Hugh Renson, Pacom Rupen et Munir Majubi, sans oublier Benjamin Grivo, qui a démissionné de sa carrière politique et a démissionné de son poste de député après avoir mis fin à sa campagne à la mairie de Paris en février 2020 après un scandale sexuel.
En 2017, LREM a fait rafle, remportant 13 circonscriptions sur 18 dans la capitale. Circonscription de Hugh Renson (sud du 15e pour Clément Bonn, actuel secrétaire d’État aux Affaires européennes.
Egalement élu à Paris en 2017, l’eurodéputé Pierre Personne, co-fondateur de Jeunes avec Macron en 2015, n’a pas non plus à se représenter. Mais comme Munir Majubi, sa circonscription est difficile à gagner en raison de la percée de Jean-Luc Mélenchon dans la capitale. En 2017, Mounir Mahjoubi et Pierre Person l’ont emporté avec respectivement 701 et 709 voix seulement, devant leurs adversaires, deux candidats de La France insoumise (Sarah Legrain et Daniel Simonet).
Plus complexe
A cette liste s’ajoutent les députés de LREM, qui n’auront plus le soutien de leur parti. La direction de LREM finalise actuellement les nominations, et la première liste est attendue cette semaine. Il devrait comprendre des candidats LREM, mais aussi Modem, Agir ou Horizons, toutes composantes qui ont soutenu Emmanuel Macron pendant la campagne présidentielle.
Mais contrairement à 2017, où les négociations étaient uniquement entre LREM et le modem, la récolte 2022 est bien plus compliquée à mettre en place. Le fondateur du parti Horizons, l’ancien Premier ministre Edouard Philippe, a déjà été désigné, craignant d’être abusé dans ses discussions avec LREM. À l’approche de la date limite de candidature – entre le 16 mai et le 20 mai – les tensions risquent de monter.
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