Thierry Soler, le 3 juin 2020, dans Elise. JULIEN MUGE / © JULIEN MUGE POUR LE MONDE
La belle-mère du député de La République en marche Thierry Soller et le cabinet Deloitte ont récemment été inculpés dans le cadre d’une enquête à Nanterre contre le conseiller politique d’Emmanuel Macron, a indiqué mardi 3 mai à l’Agence France-Presse une source proche du dossier. ) de Mediapart.
Accusée le 30 mars de “recel de détournements de fonds publics”, la belle-mère de M. Soller est soupçonnée d’avoir travaillé fictivement à l’Assemblée nationale pendant quatorze mois, entre 2015 et 2016. La société Deloitte, qui a embauché Thierry Solère entre en 2011 et 2012, en lui versant 20 000 euros d’honoraires, il est inculpé le 1er avril de « trafic d’influence actif ». L’épouse de M. Soler, qui a été son assistante parlementaire entre 2012 et 2017, a été placée sous le statut de témoin assisté.
Lire son portrait : Article réservé à nos abonnés Thierry Soler, le baron noir d’Emmanuel Macron
Thierry Soler, lié à l’AFP, a condamné la persécution de la “cavalerie judiciaire”. Il a assuré que sa belle-mère lui avait transmis des “rapports d’activité hebdomadaires” par e-mail. S’agissant de Deloitte, l’ancien vice-président du conseil départemental des Hauts-de-Seine a écarté le soupçon de “vente d’influence active”, assurant que son contrat “exclut tout travail dans les Hauts-de-Seine Seine” et qu’il était lui n’était alors qu’un « simple conseiller municipal de l’opposition à Boulogne-Billancourt ».
Treize recensements différents
Ces nouvelles affaires s’inscrivent dans le cadre d’une information judiciaire ouverte à Nanterre en 2019, dans laquelle l’élu de 50 ans a été inculpé de treize chefs d’accusation, dont “fraude fiscale”, “travail fictif” et “financement illégal de dépenses électorales”.
Les dernières accusations portées contre lui remontent au 31 janvier, notamment pour “trafic d’influence passif”. Il est soupçonné d’avoir “usé de son influence pour obtenir des contrats” pour des sociétés immobilières entre 2007 et 2017 et pour une société de conseil entre 2011 et 2012, selon le parquet de Nanterre (Hauts-de-Seine) interrogé en janvier. Il a également été accusé d’avoir violé les obligations de déclaration à l’Instance suprême de transparence (HATVP).
Les enquêteurs le soupçonnent, entre autres, de n’avoir pas déclaré en 2014 “une partie substantielle de ses intérêts, notamment en ce qui concerne son travail de consultant dans la période précédant son élection”. Thierry Soler a envoyé mardi à l’AFP un courrier de la HATPV, expliquant que la liste “tous clients” du consultant n’était pas un élément obligatoire – ce qui, selon lui, permettrait de l’éclaircir.
Le monde avec l’AFP
Add Comment