À l’approche des vacances d’été, les voyageurs dont la carte d’identité ou le passeport a expiré devraient être plus susceptibles de recevoir leurs nouveaux documents à temps. Alors que le délai moyen actuel pour recevoir un rendez-vous pour le traitement des pièces d’identité est de “65 jours en France”, contre “un peu moins de 12 jours il y a un an”, selon Gabriel Attal, l’exécutif annonce un “plan d’urgence” pour “améliorer « délais de livraison », a déclaré ce mercredi le porte-parole du gouvernement à la sortie du Conseil des ministres.
Les délais ont été rallongés en raison “d’une augmentation sans précédent des candidatures liées à la période Covid”, a expliqué Gabriel Attal. L’objectif est de “revenir à la normale à l’été”, a tweeté la veille le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, responsable du plan d’urgence. Celle-ci sera accompagnée d’une enveloppe exclusive de 10 millions d’euros, selon l’Elysée.
“50 000 demandes supplémentaires par semaine”
“Le principal enjeu est d’augmenter le nombre de rendez-vous”, explique Gabriel Attal. Pour ce faire, “400 nouveaux appareils de collecte d’applications de titre peuvent être installés en un mois”, a déclaré le porte-parole. De quoi permettre la collecte de “près de 50 000 demandes supplémentaires” chaque semaine. La préfecture a embauché « 160 nouveaux agents » depuis janvier 2022, soit. Augmentation de 30% des effectifs pour cette mission.
Les candidatures professionnelles seront également “prioritaires”, notamment grâce à la pré-candidature en ligne. Les cartes d’identité et les passeports, “ayant une date d’expiration inférieure à cinq ans”, seront enfin “valables pour les examens de mai et juin”, ainsi que “pour l’inscription aux permis de conduire dans les auto-écoles”, a précisé le porte-parole.
En 2020 et début 2021, un million de cartes nationales d’identité (CNI) ne seraient pas renouvelées en France par rapport à la normale, la demande de passeports reculant de 38% et celle de cartes d’identité de 18%, selon l’Agence nationale des documents protégés ( FOURMIS). Près de 100 000 dossiers de moins ont été enregistrés à Paris en 2020 par rapport à 2018 ou 2019.
Avec l’AFP
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