France

Edouard Philippe pose ses pions pour les législatives, les ministres de Macron partent

Arthur De Laborde, édité par Juline Garnier 19:50, 3 mai 2022, modifié à 20:41, 3 mai 2022

Le bureau Horizons, mis en place par Edouard Philip, s’est réuni mardi soir pour discuter de la candidature aux législatives. La rencontre se déroule sur fond de vives tensions entre l’ancien Premier ministre et Emmanuel Macron, et jusqu’à présent la bataille pour les nominations est terminée.

La bataille des législatives d’un côté, les déviations du gouvernement de l’autre. Tous les cadres d’Horizons se sont réunis mardi autour d’Edouard Philippe dans un bureau politique à Paris. Et même s’ils le nient, le siège accordé au parti pour les législatives est au cœur de ce meeting. Un sujet brûlant alors que la première liste des candidatures, confirmée par Emmanuel Macron, devrait potentiellement être publiée ce mercredi.

Le chef de l’Etat a reproché à l’ancien Premier ministre de vouloir trop de circonscriptions et de ne pas se contenter d’offrir à ses candidats dans celles dites “de conquêtes”, des circonscriptions difficiles à prendre.

Cependant, la règle fixée par la majorité est de donner la préférence aux députés sortants, sauf si ces derniers ont donné satisfaction ou ne souhaitent pas se représenter. Une règle que les Philippins n’ont pas forcément l’intention de suivre. Résultat : Les deux camps ont été observés comme des chiens d’argile pendant plusieurs semaines.

Les poids lourds de Macroni sur la sellette

Entre-temps, Elise a annoncé que la cérémonie de réinvestissement d’Emmanuel Macron aurait lieu samedi matin. Vient ensuite la nomination d’un nouveau gouvernement. Plusieurs ministres ont déjà dit qu’ils ne voulaient pas rentrer. C’est le cas de Jean-Baptiste Jebari dans les transports, de Cédric O dans la transition numérique ou encore de la secrétaire d’État à l’enfance Adrienne Take.

Des doutes subsistent quant à l’avenir d’une dizaine de hotspots poids lourds : Florence Parley, Roselyn Bachelot, Jean-Michel Blanker, Eric Dupont-Moretti, Barbara Pompili ou encore Marlène Schiapa. Selon le Service politique européen 1, ce dernier aurait même tenté une sorte de pari, l’actuel ministre de la Citoyenneté refusant de se présenter aux législatives. Mais elle fait de son mieux pour rester au gouvernement en même temps.

Reste à savoir qui sera le premier ministre. Jean Castex a déjà annoncé son départ de Matignon. La députée socialiste Valeri Rabo a dit qu’on lui avait demandé, mais qu’elle avait refusé car elle ne voulait pas porter le projet de retraite à 65 ans. L’entourage du président assure que le poste n’a été proposé à personne.