France

Éclatement de la bulle immobilière : “Risque sérieux”, selon l’AMF

L’éventualité d’un éclatement de la bulle immobilière inquiète l’Autorité des marchés financiers (AMF), alors que les prix de l’immobilier ont atteint des niveaux record et que les taux d’intérêt semblent devoir continuer à augmenter.

“C’est un risque sérieux qui nous inquiète et nous travaillons activement avec les institutions que nous contrôlons. Nous veillons à ce que des tests de résistance soient menés pour comprendre l’impact et atténuer les risques si la bulle immobilière éclate », a déclaré le vice-ministre libéral des Affaires étrangères Carlos Leitao, directeur général de l’AMF, Luis Morissette, lors de l’étude des crédits.

L’AMF est le principal organisme de réglementation des institutions financières au Québec et depuis le 1er mai 2020, elle surveille également le courtage hypothécaire.

Selon M. Morissett, la situation du marché immobilier au Québec est moins préoccupante que dans les autres provinces canadiennes.

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“Le prix des maisons a augmenté de manière significative, très significative ces dernières années, mais ce n’est pas au niveau de ce qu’on peut voir à Toronto ou à Vancouver”, a déclaré le PDG.

Ce dernier est d’avis que des institutions financières comme le Mouvement Desjardins ou la Banque Nationale auraient actuellement des appuis suffisamment solides pour absorber un tel choc économique s’il se produisait.

Sans durcir les mesures

Pour l’instant, l’AMF est d’avis qu’il n’y a pas lieu de réviser les règles relatives aux prêts hypothécaires admissibles. L’an dernier, le taux minimum fixe des crédits immobiliers non garantis est passé de 4,79% à 5,25%.

“C’est un pourcentage que nous considérons toujours comme acceptable”, a déclaré Maurice à la députée de Québec solidaire, Ruba Ghazal. “S’il y avait une raison de s’adapter, nous le ferons, mais à ce stade, nous pensons que c’est encore acceptable”, a-t-il ajouté.

Au cours des dernières semaines, la Banque du Canada a relevé le taux directeur d’un demi-point de pourcentage pour répondre à l’inflation, le faisant passer de 0,5 % à 1 %. Une autre annonce est attendue début juin.