Hier, les funérailles du démon russe étaient le club de hockey canadien, qui n’aura plus jamais un joueur de ce calibre, car cette organisation a choisi la voie du refus et du divorce du Québec.
Si les émeutes du Forum Maurice Richard de 1955 ont mis au jour l’identité du Canadien, où cette équipe incarnait les aspirations d’une nation, on peut dire que la cérémonie de mardi pour Guy Lafleur s’est terminée.
Ces adieux à Guy ont sonné la fin de la période dite “glorieuse” de cette équipe, dont le gardien vedette ne prononce pas un seul mot insidieux en français.
Le Canadien dont nous étions fiers a cessé d’exister.
Honneur
La capitaine Shea Weber, connue pour être absente de l’hommage au numéro 10 le dimanche 24 avril, a eu la décence d’aller à la rencontre de la famille Lafleur dans la chapelle enflammée. Carrie Price aussi. Bien sûr, cela a été fait en anglais.
Je suis ravie de cette magnifique photo (publiée lundi dans Le Journal) où l’on voit un père et son fils méditer devant un cercueil. L’enfant envoie ses salutations à la veuve Liz Lafleur, qui le renvoie.
Je trouve qu’on parle trop peu du rôle de Michel Bergeron dans la résurrection professionnelle de Guy Lafleur, qui a fait de la Russie un joueur démon de nos deux grandes villes, Montréal et Québec, et le seul joueur nordique adoré des supporters canadiens.
Triste
Dans la chapelle ardente, j’ai échangé des paroles tristes avec Pierre Mondu, un autre de la Belle Époque. À la famille éplorée, j’ai dit : « Vous êtes aussi responsable du succès de Guy Lafleur ! »
Un autre qui a le cœur gros est Menik, le célèbre coiffeur, sans qui je n’aurais pas eu l’occasion de connaître personnellement Guy Lafleur.
On apprend enfin que l’armée baptise l’avion Lafleur. Seule la ville anglaise de Valérie Plant est lente… pas étonnant !
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