Si l’ancien premier ministre est candidat à la majorité présidentielle dans la 5e circonscription des Français de l’étranger, le député sortant Stephen Voetta, élu sous les couleurs de la Renaissance (ex-LaREM), n’entend pas quitter son siège.
Lutte pour la réélection. Alors que Manuel Valls a été officiellement investi par Renaissance (ex-République des Marches) jeudi soir dans la 5e circonscription des Français de l’étranger, Stefan Voetta, son membre sortant de la majorité présidentielle, envisage de se représenter.
“La nomination de Manuel Valls contredit mes valeurs (…). En tant que député, proche et respecté, je pense, par mes compatriotes, j’étais le “candidat naturel” à l’investiture dans cette circonscription, où j’ai posé mes valises il y a vingt ans et à laquelle je suis resté fidèle”, a déclaré le parlementaire dans un communiqué de presse sur Twitter.
Pas question de renier “ses principes” et ses “engagements”
Sa réaction n’est guère une surprise, alors que la nouvelle de l’investissement de Manuel Valls dans le territoire, qui comprend l’Espagne, le Portugal et Monaco, a été révélée mercredi soir.
Quelques minutes plus tard, Stefan Voetta a partagé un court message – après suppression – sur son compte Twitter : “Pas que je sache”, en réponse à un article mentionnant cette information.
Cet entrepreneur franco-espagnol, qui n’envisage pas de démissionner, a insisté dans un communiqué sur ses “principes”, son “engagement” et sa “fidélité à la majorité présidentielle”.
“Refuser de sauter avec des parachutes et de pousser le” vieux monde “
De quoi y voir attaquer contre Manuel Valls. Après avoir été élu membre du groupe LaREM, l’ancien Premier ministre François Hollande a démissionné en 2018 pour tenter sa chance à la mairie de Barcelone sans succès.
De retour en France à l’été 2021 et démissionnaire de son mandat de conseiller municipal à Barcelone, l’ancien locataire de Matignon a multiplié les offres de services d’Emmanuel Macron.
“Ce sont les valeurs qui me poussent aujourd’hui à refuser les parachutages et autres chocs au ‘vieux monde'”, a déclaré Stefan Voetta.
Du côté de l’ancien premier ministre, si l’heure est à l’optimisme, on reconnaît que “la campagne ne sera pas facile”. “On ne peut pas faire campagne dans la rue avec ce type de scrutin, c’est peut-être moins évident”, a-t-on dit dans le camp de Manuel Valls.
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