France

Tickets COVID : Voici dix excuses entendues et rejetées par le tribunal

Alors que les directives sanitaires tombent une à une, ceux qui ont ignoré les ordonnances et les ont contestées sont désormais jugés. Et leurs excuses parfois folles ou invraisemblables peinent à gagner la sympathie des juges, qui les condamnent la plupart du temps à des amendes comprises entre 1 000 et 1 500 dollars. Le journal présente dix excuses qui ont échoué au tribunal.

• À lire aussi : Bilan COVID-19 : 22 nouveaux décès et une forte baisse des hospitalisations au Québec

UN PETIT COMMERCE RECHERCHE

Lorsque le travailleur Alexis Legender s’est fait prendre à Kukshire, en Estrie, pendant le couvre-feu, il avait l’excuse parfaite : il revenait de Montréal, où il avait travaillé tard. Sauf que Montréal-Sherbrooke était prêt en moins de trois heures, et au moment où il a été arrêté, il était impossible de ne pas tergiverser trop longtemps. Par conséquent, incapable de s’expliquer, il a dû payer.

CHAUFFE-COU QUI COUVRE… SEULEMENT LA PORTE

Isabelle Courcy a estimé qu’elle gênait les autorités en portant un cache-cou en guise de couvre-visage afin de se conformer à l’obligation de se couvrir lors d’une manifestation en septembre 2020. Mais elle a dû porter ce morceau de tissu au niveau de son nez et la bouche, et pas… juste autour du cou. Elle a essayé de plaider qu’il avait glissé quand le policier l’a vue.

TOUTES LES RAISONS SONT BONNES (OU PAS)

Interceptée pendant le couvre-feu à Magog, Mélanie Hood a fait de son mieux pour s’en sortir, invoquant un manque d’essence, un faux appel au CAA ou encore l’achat d’une propriété qui ne pouvait de toute façon pas être vendue à ce moment-là. Il l’a mal pris, la femme n’a pas pu être acquittée.

APPRENTISSAGE FORMATION

Aller chez un ami qui a Internet pour suivre une formation en ligne de base pour son travail est une bonne excuse pour ignorer le couvre-feu. Mais en profiter pour “se rafraichir” et étirer le temps hors de chez soi ne l’est pas, a rappelé le juge qui a condamné Yannick Rousson.

LA NÉCESSITÉ N’EST PAS SI NÉCESSAIRE

Le pain et le lait peuvent être nécessaires pour une alimentation saine, mais ils ne suffisent pas à justifier un couvre-feu. Michael Dennis l’a appris à ses dépens en janvier 2021 lorsqu’il s’est rendu dans un magasin de Sherbrooke.

L’achat de nourriture pour préparer son déjeuner du lendemain ne faisant pas partie des exceptions prévues par les décrets, il a été reconnu coupable.

LE MESSAGE MYSTERE NE PASSE PAS

Cavon Benhoche a été persuadé d’apporter des arguments concrets, dont un avis du Conseil national des assemblées générales de droit, trouvé “caché dans la toile” et dont la proclamation pouvait être achetée à Amazon pour 10 dollars. Cependant, il a appris que cet avis ne remplace pas les décrets, il a donc dû payer la manifestation sans masque en septembre 2020.

PRODUITS DE L’ÉRABLE DANS UN MAGASIN DE MEUBLES

Un magasin de meubles de la région de Mégantic pensait pouvoir contourner la fermeture de commerces insignifiants au début de la pandémie en vendant des produits de l’érable. La dextérité des mains défaillante, alors Meubles Rousseau inc. devra payer l’amende.

PAS SI essentiel pour le coeur

Pierre Erou semble avoir eu une bonne excuse pour avoir négligé le couvre-feu en janvier 2021. Core, dit-il, cherchait sa pompe à nitroglycérine, perdue le jour où il a été interpellé par la police en pleine nuit. Mais parce qu’il a admis que sa douleur s’était atténuée avec de l’aspirine et qu’il n’était pas en danger immédiat, il a été reconnu coupable.

TRÈS PROCHE DE LA DÉMONSTRATION

Portant un drapeau avec un logo de mouton, Sabrina Noel a tenté de convaincre le tribunal qu’elle n’avait pas encore protesté lorsqu’elle a été arrêtée dans un parking public en décembre 2020, elle n’a donc toujours pas eu à se cacher. Cependant, l’argument a progressé devant le tribunal, qui n’a pas été impressionné par l’argument.

LA POLICE ET LE CHAUFFEUR NE SONT PAS CONNECTÉS

Lorsque Patrick Gavri et Nicole Gane ont été surpris dans un taxi pendant le couvre-feu à Granby, ils ont évoqué le fait que le chauffeur et les policiers étaient d’accord pour les attraper. Sans surprise, leur argument n’a pas fonctionné.

Avez-vous des informations à partager avec nous sur cette histoire ?

Avez-vous une cuillère qui pourrait intéresser nos lecteurs ?

Écrivez-nous à jdm-scoop@quebecormedia.com ou appelez-nous directement au 1 800-63SCOOP.