Michelle Boucher, 51 ans, a été interpellée jeudi après avoir tenté de poignarder la victime, une femme de 46 ans dans un contexte de violences conjugales. Le suspect a été interpellé une première fois plus tôt dans la soirée sur les lieux du crime avant d’être relâché. C’est pourquoi le Bureau des enquêtes indépendantes (BEI) a lancé vendredi matin une enquête indépendante.
Michelle Boucher a brièvement comparu au Palais de justice de Québec vendredi.
Il fait face à huit chefs d’accusation, dont tentative de meurtre, voies de fait graves, voies de fait avec lésions corporelles, voies de fait avec une arme et rupture de promesse.
Mais l’acte d’accusation révèle également qu’entre le 24 et le 25 avril, dix jours avant qu’il ait tenté de poignarder la victime, Michel Bushehr a affirmé avoir agressé cette dernière, notamment en tentant de l’étrangler ou de l’étrangler. Il aurait été arrêté puis relâché.
tenter de tuer
Jeudi soir, le Service de police du Québec (SPVQ) a arrêté pour la première fois l’homme de 51 ans pour voies de fait, probation et cambriolage et entrée dans un immeuble résidentiel de la rue Sainte-Cécile, près du parc Fargy.
Le suspect a ensuite été libéré sous promesse de comparaître et ses conditions lui interdisaient de communiquer avec la victime. Il quitterait ensuite les lieux en taxi, sous la supervision de policiers du SPVQService de police de la Ville de Québec, selon le Bureau des enquêtes indépendantes (BEI).
Par la suite, le Service de police du SPVQ de la Ville de Québec a de nouveau été appelé à intervenir au même endroit vers 23 h. Il est allégué que cette fois la femme a été poignardée par le suspect, qui est revenu sur les lieux.
La victime, qui a quitté l’appartement seule pour chercher de l’aide, a subi des blessures ne mettant pas sa vie en danger.
Le suspect a été arrêté pour la deuxième fois en tant d’heures par la police. Il est resté en détention jusqu’à sa comparution en cour à Québec. Son dossier sera inculpé de tentative de meurtre.
Selon nos informations, il y avait une petite fille dans l’appartement où l’agression a eu lieu. Elle serait confiée à des proches.
Connu de la police
L’accusé dans cette affaire a également un riche casier judiciaire, y compris le vol et le cambriolage et l’entrée.
Il a amassé 35 casiers judiciaires depuis 1988, dont 18 entre 2020 et 2021. Il est en probation depuis novembre après avoir été reconnu coupable d’une série de crimes à cette date.
La peine la plus lourde dans son affaire est l’escroquerie, pour laquelle il a été condamné à 15 mois de prison, peine qu’il a déjà purgée en raison d’une détention préventive.
Intervention rapide
Christian Langlois, qui habite au troisième étage de l’immeuble, ne s’attendait pas à un tel drame à deux pas de chez lui. Il regardait le hockey à la télévision lorsqu’il a entendu des cris à l’extérieur vers 23 heures.
Sortant sur son balcon, il aperçut la femme habitant l’un des appartements du rez-de-chaussée. Elle était sur Sainte-Cécile, pieds nus.
Il y avait des traces de sang sur la porte de l’appartement de la victime vendredi matin.
Photo : Radio-Canada / Colin Côté-Paulette
La victime lui a alors dit de rester à la maison en raison du danger potentiel que représentait sa femme. Elle lui a quand même demandé de l’aide.
Les premiers intervenants sont arrivés sur les lieux environ cinq minutes après que M. Langlois a appelé le 911, selon ce dernier.
Quartier calme
Christian Langlois était visiblement surpris qu’un tel événement ait eu lieu dans son quartier.
La dernière fois que quelque chose s’est produit ici, c’était un incendie au coin de la rue il y a cinq ans, a déclaré le témoin, dont l’intervention a peut-être sauvé la vie de la victime.
D’autres voisins disent que la victime vit dans l’immeuble depuis moins d’un an. Ils avaient remarqué la présence de son mari ces derniers mois.
Le Bureau des enquêtes indépendantes du BEIB enquête
Sept enquêteurs du Bureau des enquêtes indépendantes du BEIB tenteront de faire la lumière sur cette histoire. L’enquête parallèle est confiée à la Sûreté du Québec (SQ), qui agira également comme service de police auxiliaire.
Pourquoi l’accusé a-t-il été libéré après avoir été arrêté pour la première fois ? Les enquêteurs tenteront de répondre à cette question.
Minibus du Bureau des enquêtes indépendantes (dossier)
Photo : Radio Canada
Le Bureau des enquêtes indépendantes de BEIB enquêtera sur les informations disponibles au moment où ils ont dû prendre cette décision, a déclaré André Zelinas, un ancien sergent-détective du Service de police de Montréal.
“Si la police avait eu cette intime conviction que ce qui s’était passé était sur le point de se produire, cet homme n’aurait jamais été libéré. »
– Citation d’André Jellinas, ancien sergent-détective au Service de police de Montréal.
En collaboration avec David Remillard, Rafael Beaumont-Druen, Yannick Bergeron et Camille Carpentier
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