Dans « Sept à Huit », on voit l’élu mener une lutte acharnée contre les sauvages marseillais. (Capture d’écran TF1)
Ce dimanche 8 mai, sur TF1, Harry Roselmack et les équipes de “Sept à Huit” ont manifesté leur intérêt pour Marseille. Encombrée de meubles, de pièces automobiles, de gravats jetés sur le bitume, d’innombrables hectares de buissons couverts de déchets dans une réserve naturelle, la ville connaît un véritable fléau de décharges sauvages. Là-bas, de nombreux ouvriers du bâtiment et mécaniciens peu scrupuleux jettent leurs encombrants ou les jettent pour ne pas payer la déchetterie. Face à toutes ces poubelles géantes à ciel ouvert, Jean-Yves, un élu marseillais, et son ami Gérard tentent de faire respecter la loi d’une manière ou d’une autre. Les photos de ces dépotoirs ont irrité les spectateurs.
Images choquantes. Ce soir, les téléspectateurs de TF1 et les fidèles du Sept à Huit ont dévoilé un reportage sur le fléau des décharges sauvages à Marseille, suivis par Jean-Yves Sayag, élu métropolitain d’Aix-Marseille-Provence. Depuis deux ans, l’homme est précisément responsable de la lutte contre les décharges sauvages, un phénomène qui défigure des quartiers et des paysages entiers de la ville de Marseille. Avec son ami Gérard, écologiste à la retraite, Jean-Yves traque les polluants au quotidien. Voitures démontées, huiles usagées, meubles, gravats, literie… autant d’objets qui envahissent illégalement certains quartiers de la ville de Marseille et qui fâchent l’employé choisi, qui vient de constater une nouvelle accumulation sauvage au milieu de la route. “Ce sont des barbares. Et je pèse mes mots ! (…) Les pigeons marseillais les paieront. Le contribuable paiera, ce n’est pas normal. C’est à eux de traiter leurs déchets, s’ils ne sont pas contents, ils cassent !”, se plaint-il, face caméra.
“Le genre de document qui donne envie d’offenser les gens”
Parfois l’élu surprend les pollueurs en pleine infraction, en plein jour, a montré ce soir le reportage de “Sept à Huit”. On y voit notamment un maître en train d’évacuer un canapé pour son client. Interrogé par Jean-Yves, l’artisan a répondu : « Une fois qu’on est venu ! (…) C’est pour aider un client.” “Une fois c’est trop !” – L’élu répond avec irritation. Un autre jeune maître, pris en flagrant délit, explique son geste par un gain de temps (et donc d’argent), qui est : « C’est le cas de tous les entrepreneurs de mon âge. Car je ne suis pas le seul dans le multi-services (…) Quand on peut éviter de perdre une heure de temps, ce qui peut nous permettre d’aller faire des réparations supplémentaires pour gratter encore 50 euros, ce qui remplira le panier à la fin du mois, c’est aussi la différence ! » Si un tel dépôt illégal est passible d’une amende de 1 500 euros et de la confiscation du véhicule, Jean-Yves n’a aucun pouvoir de police. Cela ne peut que faire pression sur les gens pour qu’ils recyclent leurs déchets.
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Ces pratiques coûtent cher à la collectivité : la métropole dépense 1,6 M€ chaque année pour assainir les décharges sauvages. La ville compte plusieurs dizaines de quartiers similaires. Les photos de ces dépotoirs sauvages ont fait de nombreux spectateurs ce soir.
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