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Nouvelle baisse en Europe pour commencer la semaine – 09.05.2022 à 07:53

DES EUROPÉENS ATTENDUS À L’OUVERTURE

de Letizia Volga

PARIS (Reuters) – Les principales places boursières européennes devraient chuter lundi à leur ouverture, toujours minées par les craintes sur la croissance économique mondiale dans un contexte de resserrement des politiques monétaires et de crise sanitaire en Chine.

Les premières indications disponibles montrent une baisse de 1,3% pour le CAC 40 de Paris, 1,31% pour le Dax à Francfort, 0,79% pour le FTSE à Londres et 1,44% pour l’EuroStoxx 50.

La semaine qui s’ouvre sera relancée, notamment, mercredi par la publication des données mensuelles des prix à la consommation aux Etats-Unis, qui ne manqueront pas d’alimenter le débat sur le rythme de hausse des taux d’intérêt de la Fed.

“Une baisse de l’IPC serait légèrement rassurante, mais l’accélération relancerait sans aucun doute les anticipations d’une hausse des taux d’intérêt de 75 points de base de la part de la Fed”, estiment les analystes d’ANZ Bank.

Les inquiétudes concernant les effets du blocus à Shanghai sur la Chine et l’économie mondiale grandissent alors que les autorités de la capitale économique du pays devraient maintenir les restrictions sanitaires jusqu’à la fin du mois de peur de se remettre des infections à coronavirus. Le coronavirus, selon de nombreuses sources.

Pendant ce temps, la spéculation selon laquelle le président russe Vladimir Poutine pourrait officiellement déclarer la guerre à l’Ukraine lundi lors des célébrations marquant la capitulation de l’Allemagne nazie face aux forces alliées devrait également affecter le sentiment du marché.

VALEURS À SUIVRE :

SUR WALL STREET

La Bourse de New York a terminé dans le rouge vendredi, sanctionnée par la hausse des rendements obligataires et la perspective d’une hausse significative des taux d’intérêt de la Fed, dopée par la publication d’un solide rapport sur l’emploi aux Etats-Unis. [.NFR]

L’indice Dow Jones a baissé de 0,3% à 32 899,37 points, le Standard & Poor’s 500 a perdu 0,57% à 4 123,34 points et le Nasdaq Composite a chuté de 1,40% à 12 144,66 points.

Le S&P-500 et le Nasdaq ont enregistré leur cinquième semaine consécutive de baisse, du jamais vu en 2011 pour le premier et depuis 2012 pour le second.

En termes de valeur, le fabricant d’articles de sport Under Armour a chuté de 23,8% après avoir annoncé des prévisions de bénéfices pour l’année entière inférieures aux attentes en raison de coûts de livraison plus élevés et de restrictions en Chine.

Les contrats à terme devraient actuellement chuter d’environ 1 % lundi.

EN ASIE

Après Wall Street, le Nikkei à la Bourse de Tokyo a perdu 2,4%, les investisseurs s’inquiètent également de l’inflation et du resserrement monétaire de la Fed.

La plus forte baisse concerne le JFE (-7,34%), le groupe sidérurgique ne fixant pas d’objectif financier pour l’exercice en cours en raison de l’incertitude économique.

En Chine, le Shanghai SSE Composite a perdu 0,16% et le CSI 300 0,96%, les inquiétudes concernant l’impact économique des restrictions sanitaires ayant pesé sur la tendance.

Sur le front commercial, les exportations ont progressé en avril au rythme le plus lent depuis juin 2020 (+ 3,9 % en rythme annuel), mais ont légèrement dépassé les attentes tandis que les importations sont restées stables.

CHIFFRES / ÉCHANGES

Les anticipations d’une forte hausse des taux d’intérêt aux États-Unis continuent de peser sur le marché obligataire, où le rendement des bons du Trésor américain à dix ans a augmenté de 1,5 point de base à 3,1487 % après un sommet de 18 mois à 3,1580 %.

Le dollar s’est apprécié de 0,4% face à un panier de devises de référence, proche du pic de près de vingt ans de la séance.

“Les mouvements des taux d’intérêt américains ne sont pas le seul soutien au dollar (…) Les risques de baisse de la croissance mondiale de l’Ukraine et de la Chine sont une préoccupation pour l’Europe et l’Asie plutôt que pour les Etats-Unis”, ont déclaré les stratèges de NatWest Markets dans une note.

L’euro est ainsi tombé à 1,0507 dollar, soit une baisse de 0,42%.

Le yuan, en revanche, est tombé à son plus bas niveau depuis novembre 2018 contre le billet vert, tandis que la rétention à Shanghai devrait se poursuivre jusqu’à la fin du mois.

BEURRE

Le marché pétrolier se rapproche de l’équilibre après que les dirigeants du G7 ont annoncé dimanche avoir accepté d’imposer de nouvelles sanctions à Moscou, notamment en interdisant ou en supprimant progressivement les importations de pétrole russe.

Le Brent a augmenté de 0,21% à 112,63 dollars le baril et le pétrole brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) a augmenté de 0,05% à 109,82 dollars.

(Écrit par Leticia Volga, édité par Mathieu Protar)