France

Taha Buhafs est à la tête du PCF et défend sa candidature aux législatives

Après une série de tweets supprimés dans lesquels Taha Buhafs critiquait son rival du PCF à Venise et Fabien Russell, le candidat Insoumis a prévenu qu’il riposterait “au centuple”. “Extrémiste du 21e”, a commenté l’embarqué Reconquête ! dans cette circonscription.

“Je ne quitterai pas les yeux, je rendrai au centuple chaque coup reçu”, suivi des épées emoji qui croisent les épées. L’investisseur de LFI, Taha Bouhafs, s’est vigoureusement défendu lundi alors que sa candidature dans la 14e circonscription du Rhône a suscité des troubles dans la gauche nouvellement unie.

Invité quelques heures plus tôt dans les “4 vérités” de France 2, le secrétaire national du PCF Fabien Russell a demandé à La France insoumise de “reconsidérer” la candidature du journaliste militant Taha Buhafs aux législatives vénézuéliennes pour créer les conditions d’une victoire “dans cette circonscription.

Candidature contestée

“Je ne comprends pas que La France insoumise puisse présenter sous sa couleur quelqu’un qui a été condamné en première instance pour injures raciales”, se plaint encore le député du Nord, alors que cette circonscription était réservée à LFI par l’accord Nupes. L’élu, qui cite une amende de 1 500 euros reçue il y a plusieurs mois par Taha Buhafs pour avoir qualifié le syndicat de police Linda Kebab de “servante arabe” sur Twitter.

“Nous demandons à La France insoumise de reconsidérer cette candidature et d’y créer les conditions d’une victoire contre En marche et le Front national”, a ajouté Fabien Russell.

Le Parti communiste soutient sur le terrain le maire sortant Michel Picard. Ce dernier est considéré comme le plus légitime pour représenter la gauche dans ce domaine et n’a pas hésité à qualifier la candidature du jeune homme de 25 ans de “parachutiste”.

Tweets incendiaires

La réponse de l’intimé n’était pas tardive. Dans une série de tweets supprimés au passage, Taha Buhafs a critiqué le PCF : “Une fois que vous perdez la gauche à l’élection présidentielle, essayez de ne pas faire dérailler la législature”, a-t-il déclaré dans un communiqué qui a eu le temps de consulter plusieurs journalistes, dont AFP.

“Vous devez respecter l’accord que vous avez signé et retirer votre candidat à Cumular”, a commencé le journaliste militant, citant les références de son rival Michel Picard avant de le supprimer. Là, il a rappelé que Michel Picard était maire depuis 2009 et vice-président de la métropole lyonnaise depuis 2020, et a dit à tort qu’il était conseiller régional, mais ne l’avait jamais été.

Il a également relevé que Mme Picard était “une candidate particulièrement perdante aux législatives de 2012 et 2017, arrivée quatrième après LFI” dans ce dernier scrutin et quatrième en 2012, après le PS, le FN et l’UMP, sous l’étiquette Front de gauche.

Quelques heures plus tard, un tweet a été posté à la place des précédents. “L’attitude que les médias et la classe politique ont gardée pour moi, c’est ce dont souffrent les quartiers populaires depuis des années. Je ne quitterai pas les yeux, je riposterai contre chaque coup reçu cent fois”, prévient Taha Buhafs dans un message également supprimé.

Assistance sans faille

A cette occasion, le candidat a reçu le soutien de la figure du NPA Philip Putu. “Il y a des applications qui dérangent et qui ont donc besoin d’être maintenues !”, a-t-il dit.

Interrogé par le Sénat public sur le rififi, qui entoure le 14e arrondissement du Rhône, Alexis Corbier a touché : “Il est possible à certains endroits de se frotter un peu (…) Le truc général c’est que ça va bien (…) Je confirme qu’il y a plus de problèmes à La République en marche qu’à Nupes.»

“Je parle à Fabien Russell (…) ne vous enfermez pas dans le rôle de vouloir simplement exacerber des petits problèmes (…) N’utilisez pas les médias pour avoir une discussion sur le sujet”, a-t-il déclaré. ajouta-t-il en s’empressant de commenter l’affaire.

Du côté du négociateur en chef, on rappelle les fondamentaux de l’accord “politique, programmatique, électoral” de la gauche, dans lequel “chaque formation politique choisit librement ses candidats. Aucun Fabien Russell ne choisira les candidats de la France insoumise”, Manuel Bompar a déclaré à franceinfo reconnaître “deux ou trois situations” dans lesquelles “des candidats sont contestés”.

Quelques jours plus tôt, Adrien Quatenens avait pris la défense du jeune homme sur notre antenne. “Un journaliste de talent”, a déclaré le député du Nord, expliquant qu’il ne connaissait pas l’affaire exacte pour laquelle il a été condamné.

A Vénissieux, la bataille législative commence sur les dents. Suite à la réponse de Taha Buhafs sur Twitter, son rival Bruno Attal, syndicaliste policier, investit dans Reconquête ! interrogé par France 2, n’a pas hésité à qualifier le journaliste d'”extrémiste du XXIe siècle” et de “dangereux”. Michel Picard en remet une couche qui provoque un candidat “divisant”, un candidat “divisant”. Connectée, l’intéressée n’a pas souhaité répondre à la chaîne publique.