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Le Medef “n’est pas à nous de continuer à faire ce qu’il en coûte”

Il faut des mesures “ciblées” pour soutenir le pouvoir d’achat des Français, mais sans “en faire trop”, a déclaré jeudi le président du Mouvement des entreprises françaises (Medef) Geoffroy Ru de Bézier. “Il y a des choses dans l’inflation actuelle qui ne vont pas durer (…). “Il ne faut pas en faire trop et, surtout, il faut se concentrer très précisément sur les mesures d’aide”, a-t-il déclaré à RTL.

Le président de la République a promis quelques mesures d’ici l’été (revalorisation des retraites, minima sociaux, chèques alimentaires, etc.) pour soutenir le pouvoir d’achat des Français face à l’inflation, qui atteignait en avril 4,8% selon l’Institut national. de la statistique et de la recherche économique (Insee) et qui peut dépasser 5 % en mai. Le Medef “n’est pas à nous de continuer à faire ce qu’il en coûte”, a-t-il encore insisté, préférant des mesures axées sur “les personnes qui en ont vraiment besoin”.

L’organisation patronale a notamment proposé la création d’un “chèque essence” permettant aux entreprises de rémunérer leurs salariés qui viennent travailler en voiture. « Quatre-vingt pour cent des salariés viennent travailler en voiture et à un prix du super ou du diesel de 2 euros ça coûte cher d’aller travailler », a reconnu M. Ru de Bézier.

Cette accélération de l’inflation frappe aussi les entreprises, qui voient la hausse du prix des matières premières. « Nous sommes confrontés à des choses que nous ne connaissons pas (…) La dernière fois que nous avons eu une inflation supérieure à 5 %, c’était en 1983, à mon avis ; J’étais encore à l’école. Alors oui, c’est difficile », a déclaré M. Ru de Bézier aux entreprises.

Face à cette situation, “les entreprises jouent leur rôle” en réduisant leurs marges pour ne pas répercuter l’intégralité de la hausse des coûts sur leurs prix de vente, et pour certaines en augmentant les salaires depuis le début de l’année. “Évidemment, si l’inflation se termine à 7% ou 8%, il y aura certainement d’autres discussions [sur les salaires]. “Il est trop tôt pour le dire aujourd’hui”, a déclaré le patron du Medef.