Le maire de Québec a mis la masse de revendications des municipalités à limiter la croissance des villes, confirmant que le gouvernement a un discours “populiste dangereux” et utilise de “faux” arguments sur la question.
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À l’aube du plus grand rassemblement de la ville de Québec, Bruno Marchand a parlé des délégués réunis à Québec ces jours-ci pour l’assemblée annuelle de l’Union des municipalités du Québec (UMQ). Selon lui, les préoccupations exprimées par les villes concernant la lutte contre le changement climatique et le logement sont partagées par les citoyens.
Evoquant “certains ministres”, dont les Transports, François Bonardel, il a souligné qu’il estimait que le gouvernement n’avait pas bien compris le problème de l’étalement urbain.
“vraiment dangereux”
“Quand ils nous disent que [la densification] Il y a une tendance quand on nous dit : qui sommes-nous pour dire aux gens où habiter et surtout quand on confond occupation du sol et compactage, il y a quelque chose qui est important et que les gens voient [clairement]. On ne peut pas entrer dans ce discours populiste, qui est vraiment dangereux. »
Il a rappelé que l’étalement urbain, causé notamment par la construction de nouvelles routes qui obligent les gens à s’installer loin du travail, est très différent de l’occupation du territoire par les personnes qui y vivent et y travaillent.
“Quand on dit ‘le compactage est égal à n’importe qui vivant à Montréal ou à Québec’, c’est une très, très mauvaise compréhension de la question. […] Le compactage n’est pas en conflit avec l’occupation du territoire. Quand j’entends le gouvernement utiliser cet argument, je pense qu’il est faux. »
Inquiet
Préoccupés par les changements climatiques, les maires demanderont au gouvernement des outils supplémentaires pour soutenir la lutte, mais aussi des logements supplémentaires pour favoriser l’étalement urbain, ont indiqué le maire de Gaspé et président de l’UMQ, Daniel Kote. . Il a cité les résultats d’une étude de 2019 qui estimait les besoins financiers des municipalités pour l’adaptation au changement climatique à 4 milliards de dollars.
“Ce n’est pas la mode”
Ce dernier n’est pas d’accord avec les propos du ministre Bonardel, qui prétend que la chasse au phoque est un « caprice ». « Le scellement n’est pas une mode. C’est une grande tendance mondiale, tenons-en pour acquis, et quand on parle de remembrement et d’aménagement du territoire, on relève entièrement de la compétence des municipalités. »
Le ministre François Bonardel s’est refusé à commenter les propos de M. Marchand, se contentant de ceci : « Je respecte sa position. Sa porte-parole Claudia Lupre a rappelé que le maire présenterait prochainement sa politique d’aménagement du territoire, qui répondrait à ces enjeux.
“En collaboration avec Marc-André Gagnon.”
“En tant qu’élus municipaux, nous voulons favoriser la consolidation pour des raisons économiques et environnementales, sans avoir à l’imposer à Monsieur et Madame Tout le monde. C’est là qu’il y a un défi à comprendre. »
– Daniel Kote, maire de Gaspé et président de l’UMQ
“J’attends du gouvernement qu’il comprenne l’urgence, qu’il parle en conséquence et qu’il agisse [soient] énergique. »
“Bruno Marshan, maire de Québec.”
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