Alors que les avocats des deux camps parlaient longuement de la crédibilité de leurs psychiatres respectifs lors de leurs plaidoiries, le juge Richard Grenier a pris le temps de guider les jurés dans ses consignes afin qu’ils puissent bien apprécier ces témoignages d’experts au coeur du débat du procès. contre le tueur d’Halloween.
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La dernière étape avant que le jury ne soit isolé pour statuer sur le verdict de Carl Giroud a débuté jeudi matin.
Voulant permettre aux membres du jury de profiter du beau temps des prochains jours, le juge Richard Grenier n’a présenté qu’une partie de ses directives à finaliser lundi, lorsque le débat devra commencer.
Impossible de confirmer
Le magistrat a notamment rappelé qu’en l’espèce “il n’y a pas de place pour l’acquittement”, l’accusé ayant reconnu avoir causé la mort de François Duchamp, 56 ans, et de Susan Clermont, 61 ans, en plus d’en avoir blessé cinq autres.
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Le jury devra d’abord se prononcer sur la responsabilité non pénale de l’homme de 26 ans pour un trouble mental.
S’ils rejettent cette thèse, les jurés devront s’entendre sur une condamnation pour meurtre, qui peut être au 1er ou au 2e degré, voire homicide involontaire.
Cependant, le juge n’a pas encore expliqué en détail le processus que les 11 jurés devront suivre pour prendre une décision.
Recommandations d’experts
La qualité des témoignages des trois experts, deux de la Couronne et un de la défense, sera certainement au centre du débat du jury, et le juge leur a donné quelques conseils pour les évaluer.
« Le témoin semble-t-il impartial ou neutre ? » Semble-t-il complaisant ou accro et désireux de faire profiter le pays qui l’a appelé », a expliqué le juge.
Il y a un désaccord considérable entre les deux psychiatres. Cette défense, le Dr Gilles Chamberlain, confirme que Carl Giroud souffrait de schizophrénie et qu’il était en plein délire psychotique au moment du drame, de sorte qu’il ne pouvait pas distinguer le bien du mal.
Au contraire, le psychiatre Sylvain Foscher, représenté par la Couronne, a plutôt conclu que le fantasme vicieux de l’accusé était une recherche narcissique mûrement réfléchie contre une société qui ne faisait pas la différence entre lui.
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